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Lilian Thuram, droit au but… des Antilles à l’Afrique !

jeudi 19 mars 2009, Ayoko Mensah

Alors qu’il a mis fin, il y a quelques mois, à son exceptionnelle carrière de footballeur professionnel, Lilian Thuram est plus actif que jamais. Désormais installé Paris, il travaille entre autres la mise en place de sa fondation « Education contre le racisme ». Parrain de la Saison Créole organise par la Grande Halle de la Villette, il revient sur la récente grève générale en Guadeloupe, son île natale. Pour Afriscope, il évoque aussi sa relation l’Afrique et sa volonté de contribuer changer les mentalités.

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Quel regard portez-vous sur la récente grève générale qui a duré près de deux mois en Guadeloupe ? Cette crise était inévitable : ça fait longtemps qu’il existe une situation très déséquilibrée aux Antilles : une minorité de la population, les békés, détient quasiment tout le pouvoir économique et fixe les prix comme bon lui semble. Je me demandais comment c’était possible et pourquoi personne ne disait rien. La crise a mis au grand jour ce système qui trouve ses racines dans l’exploitation escla- vagiste qu’ont connu les Antilles. Il existe chez nous un racisme autour de la population noire. La société antillaise, qui a connu l’esclavage, fonctionne encore selon un système de classification par rapport à la couleur de la peau. Regardez les grands chefs d’entreprises, il n’y a quasiment pas de Noirs.

Que retenez-vous de ce mouvement social ? Les Guadeloupéens se sont révoltés contre des prix beaucoup trop chers par rapport à leur pouvoir d’achat. Mais il y a des revendications plus profondes derrière cette question économique. Ce mouvement, c’est aussi une crise identitaire. Qui sommes-nous ? interrogeait déjà Aimé Césaire. Ne suis-je pas quelqu’un d’aliéné ? Dans la crise antillaise s’exprime également la recherche de notre identité. Comment être plus proches de ce que nous sommes ?

Cette quête d’identité remonte-t-elle au traumatisme de l’esclavage ? Les Antillais mettent du temps à comprendre et à accepter leur lien à l’Afrique. Ce che- min se fait avec une certaine violence, une certaine souffrance. La génération de ma maman avait appris que ses ancêtres étaient les Gaulois… Le problème de notre iden- tité remonte à la traite négrière : l’homme africain mis en esclavage aux Antilles. À partir de là a débuté la lutte pour imposer sa dignité et pour la justice sociale.

Ce mouvement ne s’inscrit-il pas dans la continuité de mouvements de résistance, d’émancipation qui ont toujours lutté contre la domination. Il existe une tradition d’insoumission aux Antilles… Dès l’époque de l’esclavage, les Hommes ont voulu s’émanciper. Depuis les Nègres marrons, jusqu’à Aimée Césaire, en passant par Toussaint Louverture, des hommes ont lutté pour la justice. Mais il faut aussi sa- voir se regarder et être critique envers soi même. C’est récemment que la figure du Nègre marron est perçue positivement dans la société antillaise. Dans mon enfance, il incarnait quelque chose de péjoratif et de négatif. Mes parents me disaient : « arrête de traîner comme un Nègre marron ! » Il faut avoir la force et le courage de s’auto-analyser. Beaucoup de Noirs pensent de façon inconsciente que les Blancs sont le modèle à suivre.

Comment se manifeste selon vous ce pro- blème identitaire des Noirs aujourd’hui ? Beaucoup n’ont pas une estime suffisante d’eux-mêmes pour dénoncer des situations. Quand vous êtes sûr de vos droits et que vous vous respectez, vous ouvrez la bouche. Je peux vous donner beaucoup d’exemples de Noirs qui continuent à se taire et à raser les murs encore aujourd’hui. Chaque Noir, chaque Antillais connaît dans son entourage quelqu’un qui a fait l’expérience du racisme. Mais le jour où il faut dire les choses, très peu prennent la parole. Certaines personnalités noires qui ont des postes importants, qui jouissent de ce droit de parole, ne l’utilisent pas toujours car elles ont une certaine crainte à aborder ce sujet. Pourquoi ? Qui le leur interdit ? Il faut arriver à se le dire entre nous. La situation antillaise ne pourra avancer que si nous parvenons à un auto-jugement. Les professeurs des écoles sont Antillais, mais qu’apprennent-ils aux enfants ? Chacun de nous, faisons-nous le travail pour faire avancer la société, pour dépasser l’histoire de l’esclavage ? Se complaire dans une certaine victimisation empêche d’évoluer…

En tant que citoyen engagé, comment voyezvous votre rôle entre les départements français d’outre-mer et l’Hexagone ? Vous considérez-vous comme un médiateur ? Je ne suis pas un médiateur. Chaque être humain a besoin de compréhension, de posséder les outils pour comprendre la crise, les problèmes d’aujourd’hui. Il faut revenir à l’histoire. Les Blancs devraient comprendre que l’esclavage a créé chez eux un complexe de supériorité. Les Noirs devraient prendre conscience de leur complexe d’infériorité. Tout cela passe par une réflexion sur soi même. Quelle attitude avons-nous envers le racisme anti-blanc ou anti-noir ? Comment faire avancer les choses ? Avons-nous intégré le discours dominant ? Nous devons réfléchir sur nous-mêmes pour pouvoir éduquer les autres à travers nos comportements, nos positionnements. Si chaque groupe de population fait ce travail, se pose les bonnes questions, nous allons changer notre imaginaire. Je suis persuadé que les gens sont prêts à écouter. Il faut donner de la compréhension plutôt que des discours qui ne mènent nulle part. La victimisation ne sert à rien.

Dans leur « Manifeste pour les ‘produits’ de haute nécessité » publié en février dernier, neuf intellectuels antillais portent l’idée que le mouvement social guadeloupéen doit déboucher sur une expérience politique1. Seriez-vous prêt à participer à cette nouvelle expérience politique ? Intellectuellement ou en m’engageant ? Je n’ai jamais imaginé créer un parti politique, mais maintenant que vous m’en donnez l’idée… (rires). Sérieusement, je n’y ai jamais pensé. Mais ça me paraît évident que le mouvement guadeloupéen doit se concrétiser en mouvement politique. C’est ce qui va lui donner de la visibilité sur le long terme et lui permettre de mettre en pratique des revendications. Qu’est-ce que la politique ? C’est avoir une réflexion sur la société et essayer de la gérer. Aboutir à une expérience politique ne veut pas dire nécessairement à l’indépendance.

Cette réflexion politique semble vous passionner… Chacun de nous doit avoir cette réflexion politique. On a l’impression que des gens font de la politique et que les autres subissent. Aux Antilles, il y a un taux d’abstention énorme aux élections. Pourtant, s’engager relève de notre responsabilité individuelle. Nous devons en avoir conscience. Et s’il le faut, pourquoi ne pas obliger les gens à voter pour qu’ils assument leurs responsabilités ?

Concernant votre fondation, quels sont les principaux projets, comment va-t-elle fonctionner ? Nous voulons créer des liens entre les personnes. Lutter contre le racisme, c’est changer l’imaginaire des gens. Les plus racistes sont ceux qui ne connaissent pas l’autre. C’est la rencontre qui fait évoluer chacun. Ca peut se faire aussi par une certaine éducation, une connaissance de l’histoire, en commençant par celle de l’homme. Notre lien de parenté : nous sommes tous des hommes originaires d’Afrique…

Ce message repose sur des démonstrations scientifiques. Mais compte tenu des problèmes sociaux, économiques et environnementaux du monde contemporain, peut-il avoir un impact dans les opinions publiques ? C’est une vision sur le long terme. Quand j’explique certaines choses à mes enfants, je m’aperçois qu’ils changent. Voir l’autre comme soi-même : c’est difficile mais il faut l’apprendre. Puis mener une réflexion sur l’histoire et le comportement des hommes. En France, lorsqu’on parle d’identité culturelle, on s’imagine que tous les Français sont de souche. Mais il y a toujours eu des origines diverses, des brassages culturels. De tout temps, les hommes ont émigré. La fondation doit donner les moyens de comprendre pourquoi le racisme existe. Tout le monde doit savoir qui est Gobineau, mesurer combien les mentalités ont évolué depuis le XIXe siècle. C’est important également d’expliquer à la population noire pourquoi elle subit le racisme. Quand vous comprenez l’autre, le racisme vous touche moins. C’est fondamental sinon ça détruit peu à peu l’estime que vous avez de vous-même. Une fois dans la victimisation, vous ne pourrez pas entrer en contact avec l’autre. Il faut éduquer les enfants très tôt à ce problème, leur expliquer pourquoi le racisme existe, leur montrer des figures positives. Il y a tout un travail à faire au sein de la famille. Comme dit le proverbe : « il vaut mieux prévenir que guérir. »

Vous parrainez la Saison créole qui va se dérouler durant sept mois à la Grande Halle de la Villette à Paris. Que représente pour vous cet événement ? C’est important de faire à Paris un événement de cette taille autour du monde créole. Beaucoup de monde associe les Antilles aux plages, au rhum... Il faut montrer qu’il y existe de réels talents. J’espère que les gens seront avides de venir découvrir autre chose. Apprendre à connaître l’autre. Permettre aux Créoles eux-mêmes de découvrir la richesse de leurs cultures qu’ils méconnaissent parfois. C’est pourtant important de connaître ses racines. Lorsqu’on se connaît bien et que l’on a des racines fortes, on s’ouvre plus facilement aux autres.

Dans votre histoire personnelle, votre parcours, votre imaginaire, quel lien avez-vous avec l’Afrique ? C’est assez bizarre. Depuis tout jeune - quand je jouais à Monaco, à 17 ans - tout le monde était persuadé que j’étais Africain. Enfant, j’avais choisi mon pays, c’était le Bénin, parce que j’avais un ami béninois. Je connaissais un peu l’histoire de la Guadeloupe, de l’Afrique, de l’esclavage. Quand je suis arrivé à Paris, à l’âge de 9 ans, il n’y avait pas de différence pour moi entre un Africain et un Antillais. Plus tard, lorsque je suis allé en Afrique pour la première fois, à l’aéroport, j’avais l’impression d’aller voir ma famille… une famille que je n’avais pas vue depuis longtemps. Au Sénégal, les gens ont cru que j’étais Sénégalais. Au Libéria, on m’a baptisé et donné un nom de là-bas… dont je ne me rappelle pas car il était trop long ! (rires) L’Antillais qui ne reconnaît pas le lien à l’Afrique a un problème psychologique, un mal-être. Moi, j’assume complètement mon histoire : mes ancêtres mais aussi ceux de tous les hommes étaient Africains. Il y a un universalisme des origines.

Comment regardez-vous l’Afrique aujourd’hui ? Ce continent paye encore les séquelles de l’esclavage. Si pendant 400 ans, on vous prend les plus jeunes, les plus forts, vous n’allez pas vous développer comme il le faut : c’est une évidence. Ensuite, il y a eu la colonisation. En 1885, les Européens se sont partagés l’Afrique lors de la Conférence de Berlin. Tout cela représente des siècles d’oppression. En comparaison, les décolonisations, dans les années 1960, sont récentes. Comment ontelles été faites ces décolonisations ? Il faut savoir ce qu’il y a eu derrière : les contrats, les arrangements politiques en faveur des ex-puissances coloniales… Aujourd’hui, l’Afrique doit mener une réflexion sur elle-même, sur son rapport à ses langues notamment ? Développe-t-on l’estime de soi chez les jeunes Africains ou les prépare-t-on au départ ? Lorsque j’étais en Afrique, j’avais l’impression qu’on les préparait plutôt au départ. Les études en français ou en anglais les orientent vers l’Occident. Est-ce judicieux que les études se fassent entièrement dans une langue étrangère ? Avec ces systèmes éducatifs, les pays se privent de la contribution de nombreuses personnes qui ne parlent pas ces langues. Cette question est un vrai problème. Comment mener une réflexion sur le développement d’un pays si ses habitants n’y sont pas ancrés culturellement, à commencer par ses élites ? L’autre problème de l’Afrique, c’est son incapacité à dire non. Des institutions internationales comme la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International ont imposé de fausses solutions aux pays africains. Là encore, on peut rejeter la faute sur les autres mais je préfère la réflexion sur sa propre responsabilité. Si l’on s’aime et que l’on estime sa population, peut-on accepter de telles décisions ?

Un Manifeste révolutionnaire ? En février dernier, neuf intellectuels originaires des départements d’outre-mer (Ernest Breleur ; Patrick Chamoiseau ; Serge Domi ; Gérard Delver ; Edouard Glissant ; Guillaume Pigeard de Gurbert ; Olivier Pulvar ; Jean-Claude William) ont publié, en soutien à la grève générale guadeloupéenne, un « Manifeste pour les ‘produits’ de haute nécessité ». Ils y proclament entre autres : « La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d’une société non économique, où l’idée de développement à croissance continuelle serait écartée au profit de celle d’épanouissement ; où emploi, salaire, consommation et production serait des lieux de création de soi et de parachèvement de l’humain. » Révolutionnaire, non ? Manifeste téléchargeable sur le lien suivant : www.bastamag.net/img/pdf/man...

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Commentaires (8 Messages de forum)

  • La réflexion de Lilian est juste, posée, sans haine, ni passion négative et je souhaite qu’un jour il puisse avoir un poids politique dans le gouvernement, de la France, si c’est possible sinon d’un autre pays puisque son message est universellement fraternel. Actuellement, nous sommes complêtement a coté de la plaque en France avec cet odieux ministére qui promeut la haine, l’expulsion, la dénonciation sans réflexion aucune sur les liens qui unissent les pays des expulsés avec le notre, sans reflexion sur les erreurs du capitalisme qui conduisent les gens a émigrer comme s’ils le faisaient pour le plaisir ... Je suis navrée de cette France qui est capable de bien autre chose mais qui , malheureusement se laisse envouter par un cobra vénimeux avide d’une notoriété néfaste et malhonnete

  • Thuram l’histoire de l’homme noir est en marche , cette histoire est douloureuse mais c’est notre histoire . Nous ne sommes pas les seul a l’écrire pars que phagocyter par l’occident nous ne la contrôlons pas entièrement . J’ai été aux Antilles, discutée avec des gens ,et j’ai compris une chose le dessein du Blanc etait de maintenir le noir dans l’esclavage a jamais .Il n’y es pas parvenu , aujourd’hui il manipule les noirs avec des thèmes genre victimisation . Thuram quant tu le dis tu es toi meme manipuler et du coup tu déplace le débat sur un autre terrain et tu de responsabilise le Blanc de le l’acte poser par les blancs ; Il y a aux Antilles beaucoup de gens qui pensent que l’esclavage etait un commerce et qu’il a profiter aux africain comme aux occidentaux. Et, ne se pose pas la question de savoir, pourquoi ces meme Africains ne leur on pas vendu aussi des terres ou il eut été plus intéressant de mieux exploiter les esclaves vendus . Il y a encore dans l’imaginaire de L’antillais du fait que l’Afrique soit considérée comme pauvre, un refus de de s identifier a celui-ci , et dans les têtes de certains Africains aussi . Thuram l’envie de partir de L’africain est la résultante d’une manipulation sur le continent avec la complicité de certains élites qui sont maintenue au pouvoir (house nigger aux Usa )et ne comprennent pas qu’elle sont victime d’un système qui les chosifie , et ceci peut effectivement donner raison a ceux aux Antilles qui pensent que leur ancêtres ont et vendu . Je crois en conclusion que les Antillais pour parfaire la symbolique de la liberte du noir doivent prendre leur independence sinon...

  • Il manque dans son approche de notre population Guadeloupéenne ,une composante essentielle:lES DESCENDANTS DES TAINOS,que le système colonial a fossilisé,avec la complicité de certains d’entre nous.et on a regretté son absence pendant les 44 JOURS DE GREVE TOTALE où nous avons démontré qu’on pouvait se nourrir sans CARREFOUR§,sans hypermarché ! Ceci étant dit,car il n’y a pas que des lavettes en GUADELOUPE ,loin s’en faut ,les fuites du préfet et de JEGO l’attestentface au LKP, et la non diffusion des négociations à la télévision a démontré qui des deux avait peur,LKP OU JEGO ? Notre texte : Le président Sarkozy va bientôt recevoir le président Obama ,qui vient de prouver aux Cubain à Miami qu’ils pouvaient se rendre à Cuba sans aucune restriction,sa promesse électorale est tenue,on profite de cette occasion pour rappeller à tous ceux qui ne cesse de nous lancer à la figure qu’on vit que grâce à la générosité de la France. Je m’inscrit en FAUX A CELA. j’appuie ce point de vue avec sept arguments : 1)Le génocide impuni de nos parents TAINOS La France officielle a exterminé et volé les terres de nos parents Amérindiens,elle doit 374 ans de loyers avec des intérêts de retard. PEUX-ELLE ME FOURNIR SON TITRE DE PROPRITE EN BONNE ET DÜ FORME ? Nous exigeons un test ADN POUR RETROUVER LES DESCENDANTS DES TAINOS noyés dans la masse des nouveaux installés sur notre sol ! On rappelle que ce test a eu lieu à Cuba et à Porto- Rico ! 2)L’ESCLAVAGE ET LE TRAVAIL FORCE DES “ENGAGES” HINDOUX Le vol de milliards heures de travail de nos parents AFRO -AMERINDIEN. HINDOUX. Où est le livre de paie qui justifie qu’ils ont été payé au taux salarial en vigueur durant cette période.TOUT TRAVAIL MERITE SALAIRE N’EST CE PAS ? 3°)Le rétablissement de l’Esclavage LA DEPORTATION DE PLUS 6000 Antillais ,après avoir fusillé 10000 compatriotes guadeloupéens sur une population de 80000 habitants.Les crucifiés étaient composés de GUADELOUPEENS ET D’HAITIENS condamnés à la guillotine sèche par le bourreau Bonaparte en juillet 1802 et embarqués à bord de 48 frégates. Ce sont eux qui construit la route entre AJACCIO ET BASTIA ,et réalisé d’autres opérations .Ils ont connus une deuxième mort ,l’OUBLI par leurs propres descendants,que nous tentons de réparer en ouvrant publiquement ce dossier. 4)LE CANAL DE PANAMA Le travail forcé réalisé par nos parents ,pour construire le canal de PANAMA que FERDINAND DE LESSEPS avait entrepris de réaliser,il a échoué,son entreprise est tombée en faillite et il a laissé nos PARENTS SANS RESSOURCES , COMME DES CHIENS dans ce pays.Ce sont les entreprises des USA qui les ont embauché et qui leur ont permis de ne pas déchoir définitivement. 5) LE VOL VOL DE NOS BIJOUX Le vol de 10 tonnes d’OR ET DE PIERRES PRECIEUSES PRIS dans notre banque de la Guadeloupe en 1946,sans demander l’avis du peuple . A cette époque le GENERAL DE GAULLE N’AVAIT PAS DE RESSOURCES,il a trouvé cette combine pour renflouer ses caisses à travers le pillage des trésors de TOUT L’Outre-Mer de cette période .le gouverneur FELIX EBOUE et le général LECLERC lui ont remis les richesses du Tchad. DONC ON EST UNE VICTIME DE VOL PARMI D’AUTRES ! 6)Notre présence sur les théâtres militaires La non reconnaissance de l’impôt du sang de 1779 à 2009.Lafayette avait compris qu’on pouvait être utile dans les conflits militaires,d’où notre présence aux USA en 1779 à Savannah et à Charleville. Les filles et les fils des Notables EN France ne disent jamais à nos ressortissants au combat ,BOUGE DE LA JE PRENDS TA PLACE SUR CE FRONT MILITAIRE TEL A KABOUL A MINUIT ! Où IL Y A UNE EMISSION QUI LEUR SOIT CONSACRE A NOS BASANES SUR CES THEATRES D’OPERATIONS MILITAIRES aux quatres coins de la planète ? 7)UNE INSTABILITE DEMOGRAPHIQUE PERMANENTE La saignée démographique de nos jeunes depuis 1802 à 2009,ce qui explique que nous soyons soit prlus de 500000 en FRANCE ,le but de cet exode c’est d’empêcher la création d’une élite capable d’assumer des responsabilités,les émigrés Guadeloupéens sont remplacés par d(autres de niveau social moindre en grande majorité des Caraibéens ,mais aussi DE FRANCAIS DE SOUCHE ET NOUVEAUX QUI OCCUPENT DES POSTES A HAUTS REVENUS. Et de multiples affaires non résolus tel le cas de notre compatriote WILLY BRIGITTE INJUSTEMENT CONDAMNE A NEUF ANNEES DE PRISON POUR DELIT D’OPINION ISLAMISTE.ALORS QUE DES FRANCAIS QUI ONT COMMIS DES CRIMES D’enlèvement d’ENFANTS AU TCHAD SONT LIBRES EN MOINS DE 6 MOIS ! LE COMITE HILAIRE LEFORT A PETIT BOURG EN GUADELOUPE DISPOSE DE NOMBREUX DOSSIERS NON TRAITE JUDICIAIREMENT. Le président SARKOZY aura beaucoup de difficultés à bien recevoir le président des USA qui vient de remporter un beau succès à TRINIDAD AVEC LA RENCONTRE MEMORABLE BARACK CHAVEZ QUI LUI A DONNE EN CADEAU Les veines ouvertes de l(urugayen GALEANOEDUARDO ET OU IL A DECLARE A LA FACE DES TRENTE TROIS CHEFS D’ETAT DU CONTINENT AMERICAIN QU’IL EST PRET A PARLER AVEC LE PRESIDENT DE CUBA RAOUL CASTRO. Il SOUHAITE UN DIALOGUE OUVERT AVEC TOUS DIRIGEANTS DES PAYS DE LA REGION. Donc le Président BARACK OBAMA en venant le 6 juin 2009 on doit pouvoir voir dans la délégation française des Anciens Combattants Basanés , il doit y avoir AUSSI des ANTILLAIS DES AFRICAINS DES MAGHREBINS DES NDOCHINOIS DES GUYANAIS.Ils représentaient 70% des effectifs de l’armée française de cette époque. POUR NOUS ANTILLAIS ON A EU 5 BATAILLONS QUI ONT PARTICIPES AUX COMBATS D’ALGER en 1942 ,en 1943 en Italie ,la Corse ,la Provence ……….C’EST L’ARMEE DES USA QUI NOUS A TRANSPORTE APRES NOUS AVOIR NOURRIS HABILLES ET INSTRUITS MILITAIREMENT ! Nous rappelons que le premier qui foula le sol Parisien à la tête des fameux bérets verts est un ANTILLAIS né à Port au Prince VENANT DES USA PHILIPPE KIEFFERjamais il n’aurait tolérer qu’on HUMULIE LES HAITIENS ,comme on fait en ce moment en GUADELOUPE ?O% LES AUTORIT2S CONTINUENT DE LES EXPULSER MALGRE PLUSIEIRS CYCLONES SUBIS PAR LEUR PAYS !

    MERCI A E EUX. MERC : AUX TABORS MAROCAINS AUX COMBATTANTS ALGERIENS, AUX TIRAILLEURS SENEGALAIS, QUI NOUS ONT PERMIS A NOS PARENTS DE SORTIR VIVANT DE L’ENFER DE MONTE CASINO,CAR NOUS ETIONS LA TROISIEME LIGNE DE DEFENSE DE L’armée française,aujourd’hui très OUBLIEUSE DE CES FAITS D’ARMES !

  • Très belle reflexion de Thuram sur le racisme et sur l’afrique.Il faut effectivement se décomplexer et prendre conscience de ses potentialités créatrices.SON COMBAT CONTRE LE RACISME est une affirmation de soi et une vision créatrice d’une société où les hommes ne sont plus jugé en fonction de la couleur de leur peau.Le Rev.Dr martin luther king l’avait prophétisé pour les USA et la prophétie c’est réalisée.les américains ont compris que le racisme ne reposait sur aucun fondement valable d’où la brillante election de l’afroaméricain Barack Obama.

    Daniel ozoukou Analyste politique Redacteur en chef de souffle d’afrique Abidjan ozoukoud@yahoo.fr +225 02733562

  • ya bon ballon… des Antilles à l’Afrique ! 16 mai 2009 22:47, par lakonik

    hello thuram....c’est évident qu’on rame pas mal puisqu’on est arrivé jusqu’ici mais il a fallu beaucoup de coups de fouets parce que sur un atlantique si houleux et profond et pirateux...ça ferait un drole de rève que de traverser ce néant, juste comme ça,comme ça pour aller planter des bananes des cocos et cafés...avec le blanc....non pour le blanc...aujourd’hui la cause des noirs est une des dernières à ramener un peu d’argent...c’est la crise des "que veux tu ya plus rien"....ya qu’à voir kreyol factory c’est une commissaire de nullepart qui monte l’expo qui décide et choisit ce qui fait créole et quels dit artistes portent cet espèce de drapeau intérieur qui ferait identité créole....oui elle a choisi et dépose sur les murs de la nation...notre histoire, notre mémoire et pas de lamentations s’il vous plait....et comme tu le constates c’est des noirs soldés qui tiennent le haut du mur...dans les encadrés à la villette....c’est dégoutant mon lilion...des vendus, tous...oui....c’est europe et consorts faut bien s’habiller et oublier tout ça...c’est moche...ça a été beaucoup moche.... eh oui lilion c’est foutu ya de la tune en jeu c’est pas le coupeur de cannes qui peut gérer tout ça c’est trop, c’est pas le pêcheur il lit pas assez bien les marées et la mère monte trop fort et si souvent et ça gueule en gwada et madinina et les gens préfèrent les grosses factures-voitures...c’est fini la traite...c’est les traites maintenant qu’il faut payer...c’est au beau de l’art....que les intellos demandent au peuple d’adherrer....comme quoi c’est fini l’errance....y plus de case en tole,de bois charbon, de lampes à pétrole...c’est fini.il semble demeurer encore comme une espèce de solidarité qui fond le noir et feinte le blanc...mais jusqu"à quand mon bon lilion...en ce moment le noir je sais plus si ça vend bien...bienque yes we can et encore...plusieurs partis politiques se noirisent en ce moment c’est porteur....bordeaux a renoncé à la vente ce 10 mai 2009 ça fut top, à hurler de joie,enfin tout de même...tous ces siècles de tueries, d’émasculations...de sauvageries mercantiles...d’abattages des chairs....les blancs ont fait tout ça en toute impunité...c’est horrible......pourtant on a des yeux,des oreilles, un nez, des jambes, des bras...comme une tête un tronc des membres ...et qu’on souffrait et se plaignait quand ils nous faisaient l’amour de force...pourtant ils ont voulu tous nous tuer....plus de noirs fini eben tout ça ...que du blanc qu’on veut...de l’indien à la limite, du jaune un tant soit peu...mais du noir, nihil..nenni,non, néance....tu vois lilion ya du boulot à remonter les coeurs, à donner de la tenue aux âmes,à toucher une certaine verticalité, à bien tenir-sentir ce corps....ya du boulot lilion le mal est grand...tu as du pain sur la planche...et c’est de noir bon teint que je m’autorise...bizou à toi et à tous

  • lilian tu te bats pour la cause pas de doute juste que quelque chose me dérange un peu dans ton discours cette histoire de "victimisation" encore un concept pas nôtre...ce n’est pas une question de victimisation mais vois-tu tu reprends une entreprise qui va mal tu commences par faire un audit pour savoir où t’en es avant de trouver les remèdes et les solutions...eh bien nous tu vois on a un sérieux audit à faire concernant l’Afrique...as-tu entendu un seul chef d’état africain reconnaître l’esclavage "crime contre l’humanité" ? as-tu vu une seule nation africaine ériger ne serait-ce qu’une stèle en mémoire des descendants d’esclaves ? as-tu lu un seul livre d’histoire africain enseigner aux enfants africains l’esclavage et la traite et le rôle de l’Afrique dans tout ça ? as-tu entendu un seul chef d’état africain revendiquer à la tribune de l’ONU que soit décrétée une journée mondiale en mémoire des millions de morts à Goré sur les navires négriers dans les plantations de sucre ou de coton... quelque chose comme la shoa...je veux bien qu’on se revendique de l’Afrique mais de quelle afrique ? celle d’il y a 400 ans elle a une sérieuse dette envers ses dizaines de millions d’enfants vendus aux blancs ou échangés contre quelques verroteries...je sais ce n’est pas politiquement correct de dire ça ça dérange bien sûr l’afrique bien pensante...tairons-nous cette vérité là aussi...c’est bien de revendiquer que l’on enseigne aux enfants européens l’histoire de l’esclavage et de la traite mais dit-on la vérité aux enfants africains ? eh oui depuis 400 ans beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de la grande atlantique...on a eu le temps de n’être plus tout à fait africains de devenir caribéen de voir aujourd’hui couler dans nos veines pas seulement du sang indien syrien libanais chinois ou caraïbe mais aussi du sang blanc...combien ne sommes-nous pas aujourd’hui à avoir du sang de ces colons violeurs dans nos veines... alors l’histoire qui a fait que nos racines sectionnées nous ont mené bien loin de ces rivages ancestraux les africains ont quelque chose même beaucoup à y voir...alors avant de parler de réconciliation nous voulons entendre ce que l’Afrique a à dire à tous les descendants d’esclaves aujourd’hui...nous voulons voir s’ériger des monuments à la mémoire de ses enfants vendus à la démesure de ce crime contre l’humain que nous sommes nous voulons entendre l’Afrique quand madinina gwada marchent marchent marchent encore au zénith vertical pour la liberté en devenir "cé pou la viktwa nou ka alé"...étrangement muette...pas vus pas entendus nos frères africains dans les marches du Kolectif à Paris...non pas un mot...pas vu les marabouts et autres immigrés africains d’ici dans les marches "pou la viktwa" ...jeter le pavé dans la mare des bonnes consciences...pas question de ressentiment question juste d’être clair avec notre histoire intégrale...bon courage lilian mais l’histoire est l’histoire faut pas la déguiser...le peuple caribéen n’a pas des comptes à demander qu’aux békés et aux négriers...tiembé rèd’

  • Encore merci pour cette implication sur le problème universel de l’être humain quand certains sont considérés comme l’étant moins que d’autres. Les préjugés sont loin d’être moribonds ! C’est dans ce sens que cette année encore, mes élèves et moi-même allons préparer le 10 mai une des dates de commémoration liées à l’esclavage. Pourriez-vous faire un petit mot pour ma classe ?

  • Lillian Thuram sait qu’on ne peut pas changer l’histoire.Pousser les gens à la reflexion en revisitant leur passé est tout à fait necessaire.Les négres qui veulent régler avec l’Afrique leurs comptes doivent aussi le faire au grand jour et sans hypocrisie. Quand on sait d’ou on vient et ou on va,on a une âme apaisée pour envisager l’avenir avec confiance et sérénité.C’est le cas de Lillian Thuram.


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