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		<title>Le livre se porte bien rue Lesage !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Amina, C&#233;cile et Le&#239;la</dc:creator>


		<dc:subject>Entreprise</dc:subject>
		<dc:subject>Litt&#233;rature</dc:subject>
		<dc:subject>Livres</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>histoire</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;moire</dc:subject>
		<dc:subject>Ateliers journalistiques d'Afriscope</dc:subject>
		<dc:subject>Belleville</dc:subject>

		<description>De janvier &#224; mars 2010, une trentaine de jeunes bellevillois ont particip&#233; aux ateliers journalistiques organis&#233;s chaque semaine par Afriscope &#224; Archip&#233;lia, centre socio-culturel du quartier. Ils ont &#233;t&#233; form&#233;s par des journalistes de Ressources Urbaines et des photographes d'Afriscope. Voici l'un des mini-reportages r&#233;alis&#233;s. Ancien responsable marketing international pour le groupe Accord, Jerry Sanghami a quitt&#233; sa vie confortable pour se lancer dans l'aventure de l'&#233;dition. Un pari risqu&#233; ! Mais (...)

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?rubrique46" rel="directory"&gt;Ateliers journalistiques d'Afriscope&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot6" rel="tag"&gt;Entreprise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot7" rel="tag"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot8" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot34" rel="tag"&gt;histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot121" rel="tag"&gt;M&#233;moire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot202" rel="tag"&gt;Ateliers journalistiques d'Afriscope&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot207" rel="tag"&gt;Belleville&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De janvier &#224; mars 2010, une trentaine de jeunes bellevillois ont particip&#233; aux ateliers journalistiques organis&#233;s chaque semaine par Afriscope &#224; Archip&#233;lia, centre socio-culturel du quartier. Ils ont &#233;t&#233; form&#233;s par des journalistes de Ressources Urbaines et des photographes d'Afriscope. Voici l'un des mini-reportages r&#233;alis&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ancien responsable marketing international pour le groupe Accord, Jerry Sanghami a quitt&#233; sa vie confortable pour se lancer dans l'aventure de l'&#233;dition. Un pari risqu&#233; ! Mais cela faisait des ann&#233;es qu'il en r&#234;vait : &#171; &lt;i&gt; Je ne trouvais pas les livres que je voulais lire... j'ai fini par me dire qu'il fallait les faire moi-m&#234;me !&lt;/i&gt; &#187;. Ses premiers ouvrages ? Des livres qui parlent des cultures de l'Afrique et de sa diaspora, accessibles &#224; tous, et qui &#171; &#233;vitent les id&#233;es pr&#233;con&#231;ues &#187;. Des livres qu'il publie dans sa nouvelle maison d'&#233;dition, Afromundi. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Cela fait des ann&#233;es que je travaille sur ce projet, je ne me suis jamais ennuy&#233; une seule seconde&lt;/i&gt; &#187;, confie Jerry. Ce passionn&#233; a investi 80% des indemnit&#233;s vers&#233;es par son ancien employeur lors de son d&#233;part (il a b&#233;n&#233;fici&#233; d'un plan de d&#233;parts volontaires) dans Afromundi. Cela lui fait-il peur ? En aucun cas ! Jerry est confiant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un obstacle, tout de m&#234;me, auquel il n'avait pas pens&#233; : la frilosit&#233; des libraires quant &#224; ce type d'ouvrage. Ils manquent d'espace et pensent ne pas avoir le public adapt&#233;. &#171; &lt;i&gt;Ils nous disent que leur public est tr&#232;s peu africain. Comme si ce genre de livres n'int&#233;ressait que les africains !&lt;/i&gt; &#187; se plaint Jerry. En attendant de les convaincre, Afromundi vend son premier livre, Histoire des Ind&#233;pendances africaines et de ceux qui les ont faites, &#233;crit par Jordane Bertrand, &#224; la commande. On souhaite bien du succ&#232;s &#224; ce livre et &#224; ceux qui suivront !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Lucio Urtubia, l&#233;gende de Belleville</title>
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		<dc:date>2010-09-08T15:35:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jennifer, Mourad, Patricia et Rachid</dc:creator>


		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Anarchisme</dc:subject>
		<dc:subject>Militantisme</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>Belleville</dc:subject>

		<description>De janvier &#224; mars 2010, une trentaine de jeunes bellevillois ont particip&#233; aux ateliers journalistiques organis&#233;s chaque semaine par Afriscope &#224; Archip&#233;lia, centre socio-culturel du quartier. Ils ont &#233;t&#233; form&#233;s par des journalistes de Ressources Urbaines et des photographes d'Afriscope. Voici l'un des mini-reportages r&#233;alis&#233;s. Quand on a rencontr&#233; Lucio Urtubia, on ne l'oublie pas ! Qui d'autre dans le quartier peut se vanter d'avoir pass&#233; sa vie &#224; &#234;tre faussaire, anarchiste et d'avoir rencontr&#233; Che (...)

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?rubrique46" rel="directory"&gt;Ateliers journalistiques d'Afriscope&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot203" rel="tag"&gt;Anarchisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot204" rel="tag"&gt;Militantisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot205" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot207" rel="tag"&gt;Belleville&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De janvier &#224; mars 2010, une trentaine de jeunes bellevillois ont particip&#233; aux ateliers journalistiques organis&#233;s chaque semaine par Afriscope &#224; Archip&#233;lia, centre socio-culturel du quartier. Ils ont &#233;t&#233; form&#233;s par des journalistes de Ressources Urbaines et des photographes d'Afriscope. Voici l'un des mini-reportages r&#233;alis&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand on a rencontr&#233; Lucio Urtubia, on ne l'oublie pas ! Qui d'autre dans le quartier peut se vanter d'avoir pass&#233; sa vie &#224; &#234;tre faussaire, anarchiste et d'avoir rencontr&#233; Che Guevara ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Immigr&#233; d'origine espagnol, n&#233; dans une famille tr&#232;s pauvre, il a presque r&#233;ussi &#224; mettre la First National City Bank (la plus grosse banque mondiale) en faillite &#224; la fin des ann&#233;es 1970 ! En 1979, il imprima en effet l'&#233;quivalent de 20 millions de dollars en faux travellers ch&#232;ques. La banque a d&#251; venir n&#233;gocier avec lui... pendant qu'il &#233;tait en prison ! Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;e, Lucio a eu un plan pour faire couler... les Etats-Unis. Il a propos&#233; &#224; Che Gevara, lors d'une br&#232;ve rencontre dans un a&#233;roport &#224; Paris, d'imprimer des quantit&#233;s &#233;normes de faux billets verts, pour faire couler le dollars. Le Che ayant refus&#233;, il ne mis jamais ce plan &#224; ex&#233;cution.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le personnage pourrait &#234;tre celui d'un roman, mais il ne faut pas s'y tromper : Lucio n'est pas un gentleman cambrioleur, c'est avant tout un travailleur acharn&#233;. Pour gagner sa vie et celle de sa famille, il a &#233;t&#233; ma&#231;on. Et pas qu'un peu : il a travaill&#233; jusqu'&#224; ses 72 ans ! Ses talents de faussaires n'ont &#233;t&#233; mis &#224; contribution que pour la &#171; cause &#187;, jamais pour lui-m&#234;me. Pour Lucio, &#171; &lt;i&gt;Il ne faut surtout pas &#234;tre d&#233;pendant de l'argent de l'Etat. L'Etat c'est le pouvoir, le capitalisme. Il nous donne quelques miettes pour nous endormir. Pour &#234;tre libre, il faut gagner son propre argent, &#234;tre son propre patron et ne rien attendre du syst&#232;me.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a quinze ans, il a mont&#233; un lieu de rencontre et de discussion au 42 rue des Cascades : l'Espace Louise Michel. Lucio aime beaucoup Belleville, bien qu'il la trouve moins m&#233;lang&#233;e aujourd'hui qu'hier. Pour s&#251;r, on l'y trouvera encore durant les ann&#233;es &#224; venir !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Canal Marche ou filme ?</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/spip.php?article223</link>
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		<dc:date>2010-09-08T15:35:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Am&#233;lie et Penda</dc:creator>


		<dc:subject>Associations</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;moire</dc:subject>
		<dc:subject>Education &#224; la citoyennet&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Militantisme</dc:subject>
		<dc:subject>Expression populaire</dc:subject>
		<dc:subject>Belleville</dc:subject>

		<description>De janvier &#224; mars 2010, une trentaine de jeunes bellevillois ont particip&#233; aux ateliers journalistiques organis&#233;s chaque semaine par Afriscope &#224; Archip&#233;lia, centre socio-culturel du quartier. Ils ont &#233;t&#233; form&#233;s par des journalistes de Ressources Urbaines et des photographes d'Afriscope. Voici l'un des mini-reportages r&#233;alis&#233;s. L'association Canal Marches a choisi la vid&#233;o pour aller &#224; la rencontre des habitants de Belleville. Son travail consiste &#224; faire parler les &#171; sans-voix &#187; des quartiers (...)

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot14" rel="tag"&gt;Associations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot122" rel="tag"&gt;M&#233;moire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot183" rel="tag"&gt;Education &#224; la citoyennet&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot204" rel="tag"&gt;Militantisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot206" rel="tag"&gt;Expression populaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot207" rel="tag"&gt;Belleville&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De janvier &#224; mars 2010, une trentaine de jeunes bellevillois ont particip&#233; aux ateliers journalistiques organis&#233;s chaque semaine par Afriscope &#224; Archip&#233;lia, centre socio-culturel du quartier. Ils ont &#233;t&#233; form&#233;s par des journalistes de Ressources Urbaines et des photographes d'Afriscope. Voici l'un des mini-reportages r&#233;alis&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'association Canal Marches a choisi la vid&#233;o pour aller &#224; la rencontre des habitants de Belleville. Son travail consiste &#224; faire parler les &#171; sans-voix &#187; des quartiers populaires. Montrer leur cr&#233;ativit&#233;, leurs r&#233;sistances... C'est d'ailleurs lors des &#171; marches europ&#233;ennes contre le ch&#244;mage, la pr&#233;carit&#233; et les exclusions &#187; en 1997 que l'association s'est constitu&#233;e, en donnant des petites cam&#233;ra aux marcheurs. Plusieurs mini-documentaires ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s durant cette marche, qui a donn&#233; son nom &#224; l'association.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle a ensuite mont&#233; le projet &#171; Paroles et m&#233;moires des quartiers populaires &#187;, pour favoriser les &#233;changes et former les habitants non seulement aux outils audio-visuels mais aussi &#224; la critique face aux documents vid&#233;o.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis l'ann&#233;e derni&#232;re, l'association a mont&#233; l'Universit&#233; Populaire Audiovisuelle, Upopa pour les intimes. Objectif ? Travailler en relation encore plus &#233;troite avec les associations de quartier. Canal Marches apprend aux animateurs/trices &#224; utiliser l'audio-visuel dans leurs actions. &#171; &lt;i&gt;Nous avons pens&#233; que nos actions prendraient plus d'ampleur en y associant le plus d'acteurs possibles &lt;/i&gt; &#187;, explique Farid. Pour voir le r&#233;sultat : &lt;a href='http://www.canalmarches.org/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.canalmarches.org&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Belleville fait son cin&#233;ma</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/spip.php?article224</link>
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		<dc:date>2010-09-08T15:34:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louise, Sandra et Wendy</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Associations</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Foyers</dc:subject>
		<dc:subject>Belleville</dc:subject>

		<description>De janvier &#224; mars 2010, une trentaine de jeunes bellevillois ont particip&#233; aux ateliers journalistiques organis&#233;s chaque semaine par Afriscope &#224; Archip&#233;lia, centre socio-culturel du quartier. Ils ont &#233;t&#233; form&#233;s par des journalistes de Ressources Urbaines et des photographes d'Afriscope. Voici l'un des mini-reportages r&#233;alis&#233;s. Trop cher le cin&#233;ma &#224; Paris ? Belleville en Vue(s) est bien d'accord ! L'association, cr&#233;&#233;e en 2004, milite pour la cr&#233;ation d'une salle de quartier &#224; Belleville. En attendant de (...)

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot14" rel="tag"&gt;Associations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot93" rel="tag"&gt;Foyers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot207" rel="tag"&gt;Belleville&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De janvier &#224; mars 2010, une trentaine de jeunes bellevillois ont particip&#233; aux ateliers journalistiques organis&#233;s chaque semaine par Afriscope &#224; Archip&#233;lia, centre socio-culturel du quartier. Ils ont &#233;t&#233; form&#233;s par des journalistes de Ressources Urbaines et des photographes d'Afriscope. Voici l'un des mini-reportages r&#233;alis&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trop cher le cin&#233;ma &#224; Paris ? Belleville en Vue(s) est bien d'accord ! L'association, cr&#233;&#233;e en 2004, milite pour la cr&#233;ation d'une salle de quartier &#224; Belleville. En attendant de r&#233;unir suffisamment de sous et de trouver le lieu appropri&#233;, elle organise des projections un peu partout dans le quartier, en plein air ou dans des salles partenaires (comme le Studio de l'Ermitage assez r&#233;guli&#232;rement)... C'est gratuit et ouvert &#224; tous !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'association fait aussi un v&#233;ritable travail d'&#233;ducation &#224; l'image, gr&#226;ce &#224; de nombreux ateliers. Elle am&#232;ne le cin&#233;ma aux gens qui n'y vont pas ou peu, notamment aux r&#233;sidents de foyers de travailleurs migrants, aux personnes des centres sociaux...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Afrique n'est pas absente de la programmation : Africa Paradis de Sylvestre Amassou dans la cour du Foyer de travailleurs migrants des Amandiers cette ann&#233;e, Mascarades de Lies Salem place Pali Kao l'an dernier... Un vrai r&#233;gal !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rue des Rigoles, le repaire des patrons !</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/spip.php?article225</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afriscope.fr/spip.php?article225</guid>
		<dc:date>2010-09-08T15:33:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe, Patrice et Djibril</dc:creator>


		<dc:subject>Entreprise</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>Belleville</dc:subject>

		<description>De janvier &#224; mars 2010, une trentaine de jeunes bellevillois ont particip&#233; aux ateliers journalistiques organis&#233;s chaque semaine par Afriscope &#224; Archip&#233;lia, centre socio-culturel du quartier. Ils ont &#233;t&#233; form&#233;s par des journalistes de Ressources Urbaines et des photographes d'Afriscope. Voici l'un des mini-reportages r&#233;alis&#233;s. Au 26 rue des Rigoles, si un jour vous poussez la porte, vous trouverez... Fran&#231;ois Gradvohl, d&#233;bord&#233; et &#224; peine visible derri&#232;re des piles de dossiers. C'est le patron de Service (...)

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?rubrique46" rel="directory"&gt;Ateliers journalistiques d'Afriscope&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot6" rel="tag"&gt;Entreprise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot207" rel="tag"&gt;Belleville&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De janvier &#224; mars 2010, une trentaine de jeunes bellevillois ont particip&#233; aux ateliers journalistiques organis&#233;s chaque semaine par Afriscope &#224; Archip&#233;lia, centre socio-culturel du quartier. Ils ont &#233;t&#233; form&#233;s par des journalistes de Ressources Urbaines et des photographes d'Afriscope. Voici l'un des mini-reportages r&#233;alis&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au 26 rue des Rigoles, si un jour vous poussez la porte, vous trouverez... Fran&#231;ois Gradvohl, d&#233;bord&#233; et &#224; peine visible derri&#232;re des piles de dossiers. C'est le patron de Service Plus, une soci&#233;t&#233; qui domicilie plus de 1700 entreprises. Ici on croise des patrons chinois, pakistanais, polonais, maghr&#233;bins, s&#233;n&#233;galais... Fran&#231;ois les conna&#238;t tous. Il leur propose une adresse pour 100 euros par an, bien en dessous du march&#233;. Mais il les &#233;paule, aussi : leur donne des conseils pour monter leur entreprise, les aide &#224; remplir leurs formulaires... C'est le &#171; plus &#187; de son service.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi ne travaille-t-il qu'avec des &#233;trangers ou fran&#231;ais d'origine &#233;trang&#232;re ? &#171; &lt;i&gt;Les rares gaulois qui entrent &#224; Service Plus en ressortent aussi sec, en bredouillant quelque hypocrisie&lt;/i&gt;, raconte Fran&#231;ois. &lt;i&gt;On ne correspond pas &#224; l'image qu'ils se font de leur grand r&#234;ve d'entreprenariat&lt;/i&gt; &#187;. Il faut dire que le lieu est d&#233;stabilisant : pi&#232;ces petites et mal &#233;clair&#233;es, meubles de r&#233;cup&#233;ration, bibelots en tous genres... &#231;a tient plus du capharna&#252;m que de la D&#233;fense ! Pourtant, la soci&#233;t&#233; a une tr&#232;s bonne r&#233;putation chez ceux qui la connaissent, qui n'en disent que du bien : &#171; &lt;i&gt;Fran&#231;ois, c'est notre p&#232;re &#224; tous, il croit en nous&lt;/i&gt; &#187;, affirme l'un des patrons. Et eux croient en Fran&#231;ois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Afriscope 16 en fran&#231;ais facile (cahier 2)</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/spip.php?article204</link>
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		<dc:date>2010-05-05T16:19:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Afriscope</dc:creator>



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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?rubrique43" rel="directory"&gt;Fran&#231;ais facile&lt;/a&gt;


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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand le football raconte l'histoire de l'immigration</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/spip.php?article198</link>
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		<dc:date>2010-05-05T15:57:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yvan Gastaut</dc:creator>


		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>football</dc:subject>
		<dc:subject>Larbi Ben Barek</dc:subject>

		<description>L'&#233;quipe de France de football, dont les joueurs sont aujourd'hui &#224; 80 % &#171; issus de la diversit&#233; &#187;, offre un reflet de l'apport des populations &#233;trang&#232;res au sein de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Le football fran&#231;ais a &#233;t&#233;, depuis ses d&#233;buts en 1904, le miroir de la pr&#233;sence des immigr&#233;s. Lorsque les Bleus ont gagn&#233; la Coupe du monde en 1998, le pays entier s'est identifi&#233; &#224; une France &#171; black-blanc-beur &#187; incarn&#233;e dans la s&#233;lection nationale. Historiens et sociologues &#233;tudient le sujet depuis une dizaine d'ann&#233;es. La (...)

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?rubrique45" rel="directory"&gt;Sport&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot59" rel="tag"&gt;Immigration&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot175" rel="tag"&gt;football&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot176" rel="tag"&gt;Larbi Ben Barek&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;quipe de France de football, dont les joueurs sont aujourd'hui &#224; 80 % &#171; issus de la diversit&#233; &#187;, offre un reflet de l'apport des populations &#233;trang&#232;res au sein de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Le football fran&#231;ais a &#233;t&#233;, depuis ses d&#233;buts en 1904, le miroir de la pr&#233;sence des immigr&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsque les Bleus ont gagn&#233; la Coupe du monde en 1998, le pays entier s'est identifi&#233; &#224; une France &#171; black-blanc-beur &#187; incarn&#233;e dans la s&#233;lection nationale. Historiens et sociologues &#233;tudient le sujet depuis une dizaine d'ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La &#171; Perle noire &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; la Belle &#201;poque, les joueurs de l'&#233;quipe de France se nommaient Vandendriessche, Delvecchio ou Romano. Belges, Suisses ou Italiens, ils &#233;taient les t&#233;moins des grandes vagues migratoires de la fi n du XIXe si&#232;cle en provenance de l'Europe. Quelques d&#233;cennies plus tard, les Italo-Lorrains, Roger Piantoni et Michel Platini, sont apparus comme les exemples les plus &#233;clatants de ce que l'immigration transalpine a offert au football fran&#231;ais. Raymond Kopa, Jean et Youri Djorkaeff, Luis Fernandez et Robert Pir&#232;s sont les repr&#233;sentants les plus cap&#233;s des communaut&#233;s polonaise, arm&#233;nienne, espagnole et portugaise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec les ann&#233;es 1930, ce sont les premiers &#171; footballeurs indig&#232;nes &#187; qui entrent en &#233;quipe de France : Raoul Diagne en 1931, puis Ali Benouna en 1936 et Larbi Ben Barek, premier Marocain s&#233;lectionn&#233;. Adul&#233; du public fran&#231;ais, surnomm&#233; la &#171; Perle noire &#187; devient la vedette incontestable de l'apr&#232;s-guerre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand la politique rejoint le sport&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La composition et l'histoire de l'&#233;quipe de France permettent &#233;galement de lire les ruptures et les conflits politiques qui agitent le pays. Ainsi, la guerre d'Alg&#233;rie et les ind&#233;pendances africaines entra&#238;n&#232;rent des revirements de situation : deux internationaux fran&#231;ais d'origine alg&#233;rienne, Rachid Mekhloufi et Mustapha Zitouni, d&#233;cid&#232;rent de rejoindre l'&#233;quipe du FLN (Front de lib&#233;ration nationale alg&#233;rien) &#224; la veille de la Coupe du monde en avril 1958, provoquant de retentissantes r&#233;actions. Lorsque Marius Tr&#233;sor et Jean Tigana rejoignirent les rangs fran&#231;ais, l'&#233;quipe retrouva &#171; des couleurs &#187; et un niveau international de premier plan apr&#232;s plusieurs ann&#233;es difficiles. Jusqu'&#224; nos jours, pr&#232;s d'une centaine de joueurs issus des outre-mers ont &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;s dans l'&#233;quipe de France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le tournant du XXIe si&#232;cle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; la fi n du XXe si&#232;cle, la diversit&#233; de l'&#233;quipe, longtemps ignor&#233;e, s'impose de plus en plus nettement dans les m&#233;dias. Le sacre mondial de 1998 renouvelle les formes d'expression d'un patriotisme longtemps d&#233;laiss&#233; et d'une v&#233;ritable passion fran&#231;aise autour du slogan &#171; black-blanc-beur &#187;. Mais le d&#233;but du XXIe si&#232;cle rompt avec cette image idyllique. Trois rencontres au Stade de France se d&#233;roulent mal : contre l'Alg&#233;rie en 2001, contre le Maroc en 2007 et contrela Tunisie en 2008. &lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt; siffl&#233;e et le terrain envahi provoquent des &#171; psychodrames &#187; politiques autour des th&#232;mes de l'identit&#233; nationale et du respect envers la France. Aujourd'hui, &#224; la veille de la Coupe du monde de 2010, les Bleus et la France ne font plus qu'un pour esp&#233;rer entrer &#224; nouveau dans l'histoire sur le continent africain. Tout un symbole ! [&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='L'auteur Yvan Gastaut : Ma&#238;tre de conf&#233;rences en histoire contemporaine &#224; (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] L'auteur Yvan Gastaut : Ma&#238;tre de conf&#233;rences en histoire contemporaine &#224; l'universit&#233; de Nice et chercheur au Centre de la M&#233;diterran&#233;e moderne et contemporaine (CMMC), Yvan Gastaut est l'auteur de l'ouvrage &lt;i&gt;L'opinion fran&#231;aise et l'immigration sous la Ve R&#233;publique&lt;/i&gt;, paru en 2000 aux &#233;ditions du Seuil.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour en savoir plus :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt; &lt;i&gt;Des Noirs en couleur&lt;/i&gt; (2008), documentaire de P. Blanchard et M. A&#239;t-Habbouche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt; Juin 2010 : exposition sur l'histoire crois&#233;e du football et de l'immigration &#224; la CNHI et au mus&#233;e national du Sport, &#224; Paris.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt; &#192; venir en 2010 : deux documentaires r&#233;alis&#233;s par l'Achac sur les 61 joueurs n&#233;s au Maghreb (&lt;i&gt;Bleus, Blancs, Beurs&lt;/i&gt;) ainsi que sur les 155 joueurs d'origine europ&#233;enne (&lt;i&gt;Ces Bleus venus d'Europe&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&gt; &lt;a href='http://www.wearefootball.org/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.wearefootball.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>M&#233;moires Vives revisite l'histoire coloniale</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/spip.php?article202</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afriscope.fr/spip.php?article202</guid>
		<dc:date>2010-05-05T15:57:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maud Amaudric</dc:creator>


		<dc:subject>Th&#233;atre</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;moires Vives </dc:subject>
		<dc:subject>Yan Gilg</dc:subject>

		<description>Cr&#233;&#233;e en 2006, la compagnie strasbourgeoise M&#233;moires Vives rassemble des artistes et militants de diff&#233;rentes origines, sous la houlette de Yan Gilg. Tous sont anim&#233;s par une m&#234;me volont&#233; : raconter aux fran&#231;ais l'histoire de l'immigration... en remontant aux temps des colonies. &#171; Comment peut-on s'int&#233;grer, faire partie d'une soci&#233;t&#233; qui ne reconna&#238;t pas le r&#244;le et la place de ses anc&#234;tres dans son histoire et sa construction ? &#187; [1] telle est l'interrogation fondatrice de la compagnie pluridisciplinaire (...)

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?rubrique19" rel="directory"&gt;Th&#233;atre&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Th&#233;atre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot181" rel="tag"&gt;M&#233;moires Vives &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot182" rel="tag"&gt;Yan Gilg&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 2006, la compagnie strasbourgeoise M&#233;moires Vives rassemble des artistes et militants de diff&#233;rentes origines, sous la houlette de Yan Gilg. Tous sont anim&#233;s par une m&#234;me volont&#233; : raconter aux fran&#231;ais l'histoire de l'immigration... en remontant aux temps des colonies.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Comment peut-on s'int&#233;grer, faire partie d'une soci&#233;t&#233; qui ne reconna&#238;t pas le r&#244;le et la place de ses anc&#234;tres dans son histoire et sa construction ?&lt;/i&gt; &#187; [&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Extrait de la pr&#233;sentation de la compagnie.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;] telle est l'interrogation fondatrice de la compagnie pluridisciplinaire M&#233;moires Vives. &#171; &lt;i&gt;La compagnie ne s'est pas cr&#233;&#233;e autour d'un genre artistique, mais autour d'un projet politique&lt;/i&gt; &#187; explique Yan Gilg, &#224; l'initiative du projet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un projet politique...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les premi&#232;res cr&#233;ations de M&#233;moires Vives s'articulent autour d'un triptyque sur l'histoire coloniale. En 2006-2007, le premier spectacle baptis&#233; &#192; nos morts est un hommage aux tirailleurs africains. &lt;i&gt;Folies Colonies&lt;/i&gt;, le deuxi&#232;me volet (en 2008), sous la forme loufoque d'un th&#233;&#226;tre forain, nous raconte &#171; &lt;i&gt;la fabuleuse histoire des colonies fran&#231;aises&lt;/i&gt; &#187;. Sur sc&#232;ne, &#171; L'Illustre compagnie du Palais des merveilles &#187;, cr&#233;&#233;e pour l'occasion, nous montre des troupeaux de &#171; sauvages &#187; &#233;voquant sans ambages mais non sans humour les zoos humains de l'&#232;re
coloniale. Le troisi&#232;me et dernier volet, &lt;i&gt;Beautiful Djaza&#239;r&lt;/i&gt;, dont la premi&#232;re aura lieu en f&#233;vrier 2011, raconte la colonisation de l'Alg&#233;rie, de la conqu&#234;te jusqu'&#224; nos jours. Une histoire &#171; &lt;i&gt;fondamentale et exemplaire pour comprendre ce que sont un processus colonial et ses s&#233;quelles&lt;/i&gt; &#187;, selon Yan Gilg. Pour l'occasion, M&#233;moires Vives s'est associ&#233;e &#224; une compagnie aquitaine, Hors-s&#233;rie. Une rencontre artistique prometteuse entre un descendant de colon (Yan Gilg, cent pour cent alsacien) et un descendant de colonis&#233; (Hamid Ben Mahi, danseur et chor&#233;graphe d'origine alg&#233;rienne, cr&#233;ateur de la compagnie Hors-S&#233;rie).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas d'histoire de l'immigration sans histoire coloniale, nous dit ce triptyque. Mais la compagnie a aussi d'autres sujets en t&#234;te, puisqu'elle &#233;voque dans &lt;i&gt;Samuradipen&lt;/i&gt; (&#171; g&#233;nocide &#187; en rom) les Tziganes intern&#233;s par le r&#233;gime de Vichy et qu'elle a en projet un spectacle sur des r&#233;sistants africains &#224; l'esclavage durant le commerce triangulaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;... et esth&#233;tique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un projet politique, donc, mais qui ne va pas sans un certain style. D'abord, un &#233;l&#233;ment fort : le hip-hop, sous toutes ses formes (musique, slam, graphes, danse). &#171; &lt;i&gt;Le hip-hop repr&#233;sente la diversit&#233; culturelle, explique Yan Gilg. Il n'y aurait pas eu de hip-hop en France sans immigration.&lt;/i&gt; &#187; Si le travail historique de la compagnie est important &#8211; comme l'attestent les archives sonores et visuelles projet&#233;es en fond de sc&#232;ne &#8211; il sert avant tout &#224; parler d'aujourd'hui, du point de vue des descendants des tirailleurs et des personnages de foire exhib&#233;s dans des zoos. Pour le reste, la forme est en g&#233;n&#233;ral didactique, au point que la compagnie parle de &#171; spectacle vivant documentaire &#187; et d' &#171; &#233;ducation populaire &#187; pour &#233;voquer son travail. Le ton est frontal, parfois un peu moralisateur, ne s'interdit pas la caricature : &#171; &lt;i&gt;On a conscience de la complexit&#233; de la colonisation, mais en tant qu'artistes on se permet la provocation, la caricature.&lt;/i&gt; &#187; explique Yan Gilg. Ces libert&#233;s les &#233;loignent des salles de spectacle traditionnelles et les cantonnent, &#224; regret, dans un r&#233;seau de diffusion &#171; militant &#187; (MJC, &#233;coles, centres sociaux...). Un point qui devrait &#233;voluer avec &lt;i&gt;Beautiful Djaza&#239;r&lt;/i&gt; et la cr&#233;ation avec Hors-S&#233;rie, dont le travail tr&#232;s conceptuel est diffus&#233; sur les grandes sc&#232;nes nationales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Extrait de la pr&#233;sentation de la compagnie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yan Gilg&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ancien militant de SOS Racisme, mari&#233; &#224; une Marocaine, Yan Gilg a &#233;t&#233; travailleur social dans les quartiers populaires pendant vingt ans. Le temps de se poser des questions sur l'identit&#233; mutil&#233;e des jeunes, l'histoire de leurs parents et son propre r&#244;le par rapport
&#224; eux. &#171; &lt;i&gt;Je me sentais comme un nouveau colon &#224; arriver dans leurs quartiers pour leur amener le savoir, la culture... comme si leur propre culture ne comptait pas&lt;/i&gt; &#187;, confie-t-il. Des questions auxquelles l'association Strasbourg M&#233;diterran&#233;e (festival annuel du m&#234;me nom), qui s'attache aux m&#233;moires et cultures de la M&#233;diterran&#233;e, a su r&#233;pondre en partie. D'ailleurs Salah Oudahar, directeur artistique de Strasbourg M&#233;diterran&#233;e, est aussi pr&#233;sident de M&#233;moires Vives...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;moires vives en quelques dates :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2006 :&lt;/strong&gt; Cr&#233;ation de la compagnie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2006-2007 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&#192; nos morts&lt;/i&gt; (1er volet du triptyque
sur l'histoire coloniale).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2008 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Folies colonies&lt;/i&gt; (2e volet).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2009 :&lt;/strong&gt; H&#233;ritages, spectacle hommage &#224; Aim&#233; C&#233;saire con&#231;u durant une r&#233;sidence au festival Strasbourg M&#233;diterran&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2009-2010 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Samuradiben&lt;/i&gt;, sur une id&#233;e de Micha&#235;l Stoll, membre de la compagnie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2010-2011 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Beautiful Djazair&lt;/i&gt; (3e volet).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2012-2013 :&lt;/strong&gt; Spectacle sur la r&#233;sistance &#224; l'esclavage en Afrique, sur une id&#233;e du S&#233;n&#233;galais Farba Mbaye.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;O&#249; et quand ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#192; nos morts :&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3 mai &#224; S&#233;maphore (Port-de-Bouc, 13)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;7 mai &#224; la salle des f&#234;tes de Schiltigheim (67)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;9 mai &#224; la Halle aux grains de
Blois (41)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;22 juin au Cirque-Th&#233;&#226;tre d'Elbeuf (76)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Samudaripen :&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;21 mai &#224; l'espace culturel Busserine (Marseille,
13)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2 juillet &#224; l'Open air Citadelle de Strasbourg (67)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Infos : &lt;a href='http://www.cie-memoires-vives.org/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.cie-memoires-vives.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les tirailleurs, entre m&#233;moire et histoire</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/spip.php?article201</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afriscope.fr/spip.php?article201</guid>
		<dc:date>2010-05-05T15:57:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric Deroo</dc:creator>


		<dc:subject>Tirailleurs S&#233;n&#233;galais </dc:subject>

		<description>&#171; Chair &#224; canon &#187;, &#171; indig&#232;nes &#187;, &#171; oubli&#233;s de l'histoire &#187;&#8230; toutes les expressions se m&#234;lent quand il s'agit d'&#233;voquer le destin des soldats d'outre-mer qui ont servi la France. Autrefois objets de tous les fantasmes, des clich&#233;s les plus d&#233;gradants aux plus patriotiques, h&#233;ro&#239;s&#233;s de mani&#232;re presque caricaturale par la presse ou les fabricants de jouets, souvenirs et cartes postales, diabolis&#233;s par la propagande allemande, les tirailleurs, qu'on appelait alors tous s&#233;n&#233;galais, sont aujourd'hui inscrits dans (...)

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot180" rel="tag"&gt;Tirailleurs S&#233;n&#233;galais &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Chair &#224; canon &#187;, &#171; indig&#232;nes &#187;, &#171; oubli&#233;s de l'histoire &#187;&#8230; toutes les expressions se m&#234;lent quand il s'agit d'&#233;voquer le destin des soldats d'outre-mer qui ont servi la France. Autrefois objets de tous les fantasmes, des clich&#233;s les plus d&#233;gradants aux plus patriotiques, h&#233;ro&#239;s&#233;s de mani&#232;re presque caricaturale par la presse ou les fabricants de jouets, souvenirs et cartes postales, diabolis&#233;s par la propagande allemande, les tirailleurs, qu'on appelait alors tous s&#233;n&#233;galais, sont aujourd'hui inscrits dans tous les d&#233;bats de soci&#233;t&#233; autour de l'immigration.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ignorant les faits, les dates et les chiffres, et sans aucune mise en perspective ni analyse des slogans et de l'iconographie de l'&#233;poque, un discours s'est r&#233;pandu, portant un regard univoque et &#171; victimisant &#187; sur des hommes qui sont au coeur des ambigu&#239;t&#233;s de la relation coloniale. Tout au long de leur cent sept ans d'existence (1857-1964), les &#171; tirailleurs indig&#232;nes &#187; ont en effet incarn&#233; le projet colonial fran&#231;ais dont ils symbolisent toujours les contradictions, les &#233;quivoques, les espoirs ou les drames. Pour retracer leur destin, il faut d&#233;m&#234;ler, au-del&#224; des r&#233;alit&#233;s, l'enchev&#234;trement des r&#233;cits, des discours, des images, des propagandes, des mythes qui ont fini par constituer une certaine illusion coloniale dont la France s'est berc&#233;e pendant pr&#232;s d'un si&#232;cle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La &#171; Force noire &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque Faidherbe cr&#233;e les tirailleurs au S&#233;n&#233;gal en 1857, il a un besoin de soldats pour occuper le terrain. Il veut aussi utiliser les anciens captifs que l'abolition de la traite n&#233;gri&#232;re a laiss&#233;s sans statut sur les c&#244;tes d'Afrique. L'immense continent s'offrant bient&#244;t aux app&#233;tits des explorateurs conqu&#233;rants, ce sont des milliers d'hommes qu'il faut enr&#244;ler. Comme sous l'Ancien R&#233;gime en Europe, les sergents recruteurs, des Europ&#233;ens ou des chefs locaux, sont peu scrupuleux sur les moyens d'y parvenir et l&#232;vent des &#171; volontaires forc&#233;s &#187;. Cependant, la relative autonomie et le butin qui leur sont accord&#233;s en campagne finissent par en faire des soldats de m&#233;tier dont les exploits font la fiert&#233; de leurs chefs militaires et fascinent l'opinion publique fran&#231;aise, particuli&#232;rement avide de r&#233;cits exotiques et guerriers apr&#232;s sa d&#233;faite de 1870. Na&#238;t alors une doctrine d'emploi dont la France, toujours inqui&#232;te de sa faiblesse d&#233;mographique par rapport &#224; l'Allemagne, finit par faire un mythe : celui de la &#171; Force noire &#187;. &#192; l'origine d&#233;velopp&#233;e par le lieutenant colonel Charles Mangin dans son livre &lt;i&gt;La Force noire&lt;/i&gt;, paru en 1910, l'id&#233;e est de s'appuyer sur les tirailleurs, une troupe fid&#232;le et nombreuse, pour soulager les lourds effectifs europ&#233;ens maintenus outre-mer comme force de souverainet&#233;. Repris par le &#171; lobby &#187; colonial m&#233;tropolitain et la presse, le projet se transforme en la certitude de disposer de l'Afrique noire, in&#233;puisable r&#233;servoir d'hommes et de ressources.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien qu'ils donnent toute satisfaction pendant la campagne du Maroc, d&#233;but&#233;e en 1908, l'&#201;tat-major g&#233;n&#233;ral exprime de s&#233;rieuses r&#233;serves sur leur engagement en masse &#224; la veille de la Grande Guerre. Effectivement, en 1914, mal habitu&#233;s, peu adapt&#233;s &#224; la puissance du feu, saisis par les rigueurs du climat, les tirailleurs doivent &#234;tre retir&#233;s du front et le projet de la &#171; Force noire &#187; semble d&#233;finitivement enterr&#233;. Pourtant, d&#232;s 1915, l'h&#233;morragie de combattants, la guerre d'usure et l'extension des fronts poussent le gouvernement &#224; solliciter de nouveau son empire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des soldats stigmatis&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Popularis&#233; par la presse et d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale par une propagande omnipr&#233;sente et peu scrupuleuse, qui trouvent l&#224; un sujet &#224; bon compte pour distraire les Fran&#231;ais, le tirailleur indig&#232;ne inspire la marque Banania qui le choisit pour illustrer son nouveau slogan avec une parole &#171; historique &#187; qu'on lui pr&#234;te : &#171; Y'a bon &#187;. C'est d&#233;sormais enferm&#233;s derri&#232;re le large sourire du sauvage devenu grand enfant que les tirailleurs s'int&#232;grent dans le paysage fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1918, c'est au nom d'une &#233;galit&#233; &#224; conqu&#233;rir par le sang vers&#233; que le premier d&#233;put&#233; africain, Blaise Diagne, parvient encore &#224; recruter des milliers de volontaires. Ils ont &#224; peine particip&#233; aux d&#233;fi l&#233;s de la victoire qu'en 1919 l'Allemagne lance contre eux une intense campagne raciste, &#171; la Honte noire &#187;, stigmatisant la pr&#233;sence de tels &lt;i&gt;barbares&lt;/i&gt; dans les rangs fran&#231;ais et particuli&#232;rement parmi les troupes qui occupent la Rh&#233;nanie. Prises en otage entre la l&#233;gende fran&#231;aise de coupeurs de t&#234;tes, invent&#233;e de toutes pi&#232;ces pendant la Grande Guerre, et par le racisme d&#233;termin&#233; des nazis, les unit&#233;s de tirailleurs sont une des premi&#232;res cibles des exactions allemandes sur le front europ&#233;en, en 1940. Elles participent d&#232;s l'&#233;t&#233; 1940 aux premi&#232;res op&#233;rations de la France libre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Histoire commune&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; leur retour en Afrique en 1945 apr&#232;s la campagne de France, les tirailleurs ne trouvent pas la concr&#233;tisation des espoirs port&#233;s par la conf&#233;rence de Brazzaville du g&#233;n&#233;ral de Gaulle en 1944. Ils garderont encore longtemps en eux le souvenir de la mutinerie brutalement r&#233;prim&#233;e du camp de Thiaroye en d&#233;cembre 1944. Cependant, ils s'engagent en grand nombre pour les guerres d'Indochine et d'Alg&#233;rie, pouss&#233;s comme beaucoup par le go&#251;t de l'aventure, la certitude d'une bonne solde et l'apprentissage d'un m&#233;tier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rapidement rejet&#233;s de la m&#233;moire collective fran&#231;aise au lendemain des ind&#233;pendances africaines en 1960, les tirailleurs ne surgissent dans l'actualit&#233; qu'&#224; l'occasion de quelques comm&#233;morations officielles.
Longtemps ignor&#233;e, l'injustice de la cristallisation &#8212; le gel des taux fix&#233;s au moment des ind&#233;pendances &#8212; de leurs pensions d'anciens combattants [&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nb2-1' class='spip_note' rel='footnote' title='Voir article dans Afriscope n&#176;12.' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;], a &#233;t&#233; en partie lev&#233;e sous la pression de l'opinion publique en 2007. La m&#234;me ann&#233;e, un large retentissement fut donn&#233; en France et en Afrique au 150e anniversaire de leur cr&#233;ation. Pour le 50e anniversaire des ind&#233;pendances en Afrique, en juillet 2010, ce sont les soldats des arm&#233;es d'Afrique qui seront sur les Champs-&#201;lys&#233;es. Une nouvelle page d'une histoire commune s'&#233;crit, au carrefour de l'histoire coloniale et de l'histoire des immigrations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nh2-1' id='nb2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Voir article dans Afriscope n&#176;12.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'auteur &#201;ric Deroo : Cin&#233;aste et historien, &#201;ric Deroo est &#233;galement chercheur associ&#233; au CNRS. Il est l'auteur, avec Antoine Champeaux, de &lt;i&gt;La force noire&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Gloire et infortune d'une l&#233;gende coloniale&lt;/i&gt;, paru en 2006, aux &#233;ditions Tallandier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Sur les zoos humains... Suzan Lori-Parks fait de la V&#233;nus hottentote un personnage de th&#233;&#226;tre</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/spip.php?article200</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afriscope.fr/spip.php?article200</guid>
		<dc:date>2010-05-05T15:57:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sylvie Chalaye</dc:creator>


		<dc:subject>Suzan Lori-Parks</dc:subject>
		<dc:subject>V&#233;nus hottentote</dc:subject>

		<description>Au joli temps des colonies, on exhibait en Europe les &quot;indig&#232;nes&quot; du monde entier. Une fa&#231;on de persuader le peuple des bienfaits des missions civilisatrices dans les contr&#233;es sauvages. Le terme de &quot;zoos humains&quot; est apparu dans les ann&#233;es 2000 pour qualifier cette pratique. Regards crois&#233;s entre Gilles Bo&#235;tsch et Suzan Lori-Parks sur cette r&#233;alit&#233; historique... Suzan Lori-Parks fait de la V&#233;nus hottentote un personnage de th&#233;&#226;tre Comment raconter l'histoire de la V&#233;nus Hottentote, histoire (...)

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Des hauts et d&#233;bats&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot178" rel="tag"&gt;Suzan Lori-Parks&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/spip.php?mot179" rel="tag"&gt;V&#233;nus hottentote&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au joli temps des colonies, on exhibait en Europe les &quot;indig&#232;nes&quot; du monde entier. Une fa&#231;on de persuader le peuple des bienfaits des missions civilisatrices dans les contr&#233;es sauvages. Le terme de &quot;zoos humains&quot; est apparu dans les ann&#233;es 2000 pour qualifier cette pratique. Regards crois&#233;s entre Gilles Bo&#235;tsch et Suzan Lori-Parks sur cette r&#233;alit&#233; historique...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Suzan Lori-Parks fait de la V&#233;nus hottentote un personnage de th&#233;&#226;tre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment raconter l'histoire de la V&#233;nus Hottentote, histoire d'exhibition, de fascination, de hi&#233;rarchie raciale, de misogynie ? histoire d'alt&#233;rit&#233; o&#249; l'anthropologie se fait cirque et le cirque exp&#233;rience scientifi que. L'auteur africaine-am&#233;ricaine Suzan Lori-Parks n'a pas choisi d'en faire une trag&#233;die, ni un drame historique, mais une farce, pour que ressortent d'autant mieux les mesquineries de l'&#226;me humaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un miroir d&#233;formant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sa pi&#232;ce s'&#233;loigne d&#233;lib&#233;r&#233;ment de l'histoire authentique pour aborder cette vie
comme un drame bourgeois vu &#224; travers le prisme vertigineux du music-hall,
miroir d&#233;formant qui d&#233;nonce les travers de la soci&#233;t&#233; de consommation capable de sacrifier un &#234;tre humain sur l'autel de la fortune, qu'elle soit commerciale ou scientifique. La V&#233;nus de Suzan Lori-Parks vit une aventure sans doute bien plus glamour que ne le fut la vraie vie de Saartji Baartman, mais la dramaturge am&#233;ricaine en fait une fi gure embl&#233;matique au destin tragique comme Elephant man [&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nb3-1' class='spip_note' rel='footnote' title='Joseph Merrick, Am&#233;ricain du 19e si&#232;cle surnomm&#233; &#171; Elephant Man &#187; (&#171; (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;] &#224; cause de son physique difforme.. Les personnages utilisent tous la V&#233;nus en niant sa r&#233;alit&#233; humaine. Tous pr&#233;tendent avoir une certaine tendresse pour elle, la tendresse que l'on a pour un animal. Autour de ses fesses en or, ils ont creus&#233; une tombe sans s&#233;pulture, qui n'est qu'un lit d'exhibition-prostitution o&#249; elle s'enfonce en buvant l'&#233;lixir de la mort. Cette descente aux enfers &#233;tourdissante est men&#233;e sans roulement de tambour. L'acc&#233;l&#233;ration du temps nous embarque dans le train fant&#244;me d'une d&#233;gringolade en vrille dans la galerie des horreurs de l'&#226;me humaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une sc&#232;ne de foire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le parti pris de la mise en sc&#232;ne de Crist&#232;le Alv&#232;s Meira, qui a mont&#233; le texte
au Th&#233;&#226;tre de l'Ath&#233;n&#233;e [&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nb3-2' class='spip_note' rel='footnote' title='Square de l'Op&#233;ra Louis-Jouvet, 7 rue Boudreau, 75009 Paris' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;] en mars 2010, repose sur des images de foire : tournette, cordages et voilures de chapiteau tout en transparence, d&#233;cor de jungle &#224; la Douanier Rousseau. Mais ce sont les pulsions, les d&#233;sirs, les concupiscences qui se font ph&#233;nom&#232;nes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au c&#339;ur de la pi&#232;ce, la question du regard et de l'impossible s&#233;pulture de celle &#224; qui la science n'accorda pas de fun&#233;railles, pas d'accompagnement mortuaire, dont elle fit au contraire un fant&#244;me de mus&#233;e livr&#233; &#224; la curiosit&#233; des visiteurs, remettant ainsi en cause non pas l'humanit&#233; de l'impudique V&#233;nus, mais la n&#244;tre !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Crist&#232;le Alv&#232;s Meira a travaill&#233; le renversement de la monstruosit&#233; en nous
pr&#233;cipitant dans un th&#233;&#226;tre d'images, de prestidigitation, de trompe-l'&#339;il, et en
nous faisant partager un cabinet de curiosit&#233;s cauchemardesque avec squelette fac&#233;tieux, t&#234;te qui vole, ventre qui s'ouvre, corps qui rapetissent, &#339;il clon&#233; &#224; l'infini et paupi&#232;res qui clignent et se d&#233;multiplient, envahissant la sc&#232;ne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nh3-1' id='nb3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Joseph Merrick, Am&#233;ricain du 19e si&#232;cle
surnomm&#233; &#171; Elephant Man &#187; (&#171; l'homme-&#233;l&#233;phant &#187;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nh3-2' id='nb3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Square de l'Op&#233;ra Louis-Jouvet, 7 rue Boudreau,
75009 Paris&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Voir l'article &lt;i&gt;Sur les zoos humains... Gilles Bo&#235;tsch : &#171; Ils ont construit nos rapports aux autres &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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