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		<title>Cin&#233;ma g&#233;n&#233;ration gu&#233;rilla</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/Cinema-generation-guerilla</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier Barlet</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>

		<description>Du 16 au 27 mai, Cannes tend le tapis rouge. Faut-il &#234;tre &#224; Cannes pour &#234;tre visible ? Afriscope a enqu&#234;t&#233; pour savoir comment les jeunes r&#233;alisateurs arrivent &#224; &#233;merger et pour quel type de cin&#233;ma. Et rencontr&#233; aussi Diana Gaye, Malek Bensmail et Philippe Lac&#244;te qui seront sur la Croisette pour rencontrer des professionnels susceptibles de soutenir leurs projets de long m&#233;trage. Pendant pr&#232;s d'un si&#232;cle, c'est le cin&#233;ma qui a forg&#233; les imaginaires. Puis la t&#233;l&#233;vision a pris le dessus. Aujourd'hui, les (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Du 16 au 27 mai, Cannes tend le tapis rouge. Faut-il &#234;tre &#224; Cannes pour &#234;tre visible ? Afriscope a enqu&#234;t&#233; pour savoir comment les jeunes r&#233;alisateurs arrivent &#224; &#233;merger et pour quel type de cin&#233;ma. Et rencontr&#233;
aussi Diana Gaye, Malek Bensmail et Philippe Lac&#244;te qui seront sur la Croisette pour rencontrer des professionnels susceptibles de soutenir leurs projets de long m&#233;trage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant pr&#232;s d'un si&#232;cle, c'est le cin&#233;ma qui a forg&#233; les imaginaires. Puis la t&#233;l&#233;vision a pris le dessus. Aujourd'hui, les &#233;crans se d&#233;multiplient, mais plus l'image est partout, plus elle tend &#224; l'identique : le seul mod&#232;le consommatoire &#233;tendu &#224; l'infini. Pour ne pas g&#234;ner le succ&#232;s du spectacle
g&#233;n&#233;ralis&#233;, la diversit&#233; est gomm&#233;e ou mise en clich&#233;s. Les Noirs sont invisibilis&#233;s et les Arabes stigmatis&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Diversit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est pourtant dans sa diversit&#233; que la France qui bouge trouve l'&#233;nergie de se r&#234;ver. De jeunes cin&#233;astes apparaissent, qui n'attendent plus qu'on les &#233;coute : ils se saisissent de la cam&#233;ra. Plut&#244;t que de se laisser enfermer dans des st&#233;r&#233;otypes, ils se prennent eux-m&#234;mes comme sujet. Ils n'attendent plus les financements : ils filment avec rien ou pas grand-chose, en gu&#233;rilla. Ils ne se pensent plus comme victimes : ils s'assument par eux-m&#234;mes, autonomes. Ils se moquent des clich&#233;s, qu'ils tournent en d&#233;rision. Pour eux, la diversit&#233; n'est m&#234;me plus une revendication : c'est un v&#233;cu. Ce n'est pas s'isoler &#224; part, mais tout simplement &#234;tre ensemble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Libert&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut voir &lt;i&gt;Donoma&lt;/i&gt;. Tout y est spontan&#233; mais ce n'est pas un film en l'air. Il est issu d'un long travail d'improvisation, sous la houlette d'un v&#233;ritable auteur, Djinn Carr&#233;nard, qui a une vision &#224; transmettre. La libert&#233; que respire ce film n'est pas seulement dans son langage d&#233;brid&#233;, dans son humour ravageur, dans l'originalit&#233; de ses prises de vues. Elle est aussi dans sa diversit&#233; joyeuse, o&#249; la couleur de peau existe mais n'est plus un obstacle, o&#249; les imaginaires se confrontent mais s'&#233;coutent. Ce film fragment&#233; devient une exp&#233;rience moderne, celle d'une soci&#233;t&#233; qui s'assume dans ce qu'elle est, au lieu de craindre et renier sans cesse sa pluralit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est alors que le cin&#233;ma est une arme, non pour d&#233;noncer ou convaincre mais pour se dire en images, et op&#233;rer ainsi une coalition solidaire entre ceux qui font le choix de la vie, une coalition des vivants. &#171; &lt;i&gt;Ceux qui peuvent encore r&#234;ver ne dorment plus&lt;/i&gt; &#187;, dit le vid&#233;aste Mounir Fatmi. Les cin&#233;astes de cette nouvelle g&#233;n&#233;ration manient l'inqui&#233;tude et l'incertitude pour s'opposer aux id&#233;es re&#231;ues, &#224; la recherche de tous ceux qui refusent l'uniformisation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conscience de soi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est plus d&#232;s lors seulement dans les circuits traditionnels de diffusion que l'on trouve ces films, mais aussi dans des lieux improbables : les foyers, les quartiers, les associations, les t&#233;l&#233;s alternatives, les festivals recul&#233;s, les salles engag&#233;es. Lorsque l'&#233;quipe de &lt;i&gt;Donoma&lt;/i&gt; a lou&#233; un car pour faire une tourn&#233;e avec leur film, ils ont rencontr&#233; et partag&#233; ces dynamiques, et ce fut la f&#234;te ! C'est alors que se forge la conscience de soi n&#233;cessaire pour faire tomber les hi&#233;rarchies et les barri&#232;res qui se dressent quand on est enferm&#233; dans une racialisation culturelle. Car dans cette France postcoloniale, rien ne sert d'attendre sa libert&#233;, il faut la prendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Malek Bensma&#239;l, les Odysseys d'un documentariste</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/Malek-Bensmail-les-Odysseys-d-un</link>
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		<dc:date>2012-05-15T15:18:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Samir Ardjoum</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Malek Bensma&#239;l</dc:subject>

		<description>Le documentaire est l'arme d'expression par excellence de Malek Bensma&#239;l. Le r&#233;alisateur alg&#233;rien s'en saisit pour raconter l'Alg&#233;rie politique et sociale. Avec Odysseys, il propose &#224; l'Atelier de la Cin&#233;fondation du Festival de Cannes un p&#233;riple de l'Alg&#233;rie&#8230; au Japon. Un film de Malek Bensma&#239;l est toujours attendu. Documentariste alg&#233;rien, auteur d'une filmographie o&#249; il questionne un d&#233;r&#232;glement soci&#233;tal qui perdure depuis 1962 (Ali&#233;nations, Alg&#233;rie(s), La Chine est encore loin), Bensma&#239;l tente de cerner (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le documentaire est l'arme d'expression par excellence de Malek Bensma&#239;l. Le r&#233;alisateur alg&#233;rien s'en saisit pour raconter l'Alg&#233;rie politique et sociale. Avec &lt;i&gt;Odysseys&lt;/i&gt;, il propose &#224; l'Atelier de la Cin&#233;fondation du Festival de Cannes un p&#233;riple de l'Alg&#233;rie&#8230; au Japon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un film de Malek Bensma&#239;l est toujours attendu. Documentariste alg&#233;rien, auteur d'une filmographie o&#249; il questionne un d&#233;r&#232;glement soci&#233;tal qui perdure depuis 1962 (&lt;i&gt;Ali&#233;nations&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Alg&#233;rie(s), La Chine est encore loin&lt;/i&gt;), Bensma&#239;l tente de cerner les enjeux de son pays, par le prisme du territoire.
Recoller les morceaux d'un puzzle nomm&#233; Alg&#233;rie. Vouloir comprendre les
contours intimes, politiques, sociologiques et historiques de sa terre d'origine. Tel est le sacerdoce de ce r&#233;alisateur qui revendique des appartenances multiples.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Raconter l'Alg&#233;rie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;J'aime bien l'id&#233;e de travailler sur des territoires diff&#233;rents pour exploser, exposer et travailler les choses. En Alg&#233;rie, rien n'a &#233;t&#233; film&#233; encore. Beaucoup de strates, de territoires cin&#233;matographiques vierges, de g&#233;ographies invisibles, de personnages n'ont pas &#233;t&#233; encore dessin&#233;s, de t&#233;moins non enregistr&#233;s dans le cin&#233;ma alg&#233;rien,. L'Alg&#233;rie me permet un tel espace-m&#233;moire &#224; capter ! Dans le registre du documentaire, c'est
encore plus cons&#233;quent. Le r&#233;el est peu travaill&#233; en Alg&#233;rie alors que l'&#233;criture dans le documentaire est plus forte que dans la fiction car elle n'a pas de limites.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Durant les ann&#233;es 2000, le r&#233;alisateur, install&#233; d&#233;sormais en France, s'est illustr&#233; par nombre de documentaires politiques, attisant les foudres du r&#233;gime en place, tel que &lt;i&gt;Le Grand Jeu&lt;/i&gt; (2004), sur la campagne
pr&#233;sidentielle alg&#233;rienne, toujours censur&#233; &#224; l'heure actuelle des deux c&#244;t&#233;s de la M&#233;diterran&#233;e. C'est naturellement un documentaire qui est s&#233;lectionn&#233; par l'Atelier de la Cin&#233;fondation du Festival de Cannes cette ann&#233;e. &#224; l'instar de nombre de ses films, l'intitul&#233; du projet s'&#233;crit au pluriel
&lt;i&gt;Odysseys (P&#233;riples)&lt;/i&gt;. &#171; &lt;i&gt;Il s'agit de montrer la pluralit&#233; des voix qui existent en Alg&#233;rie&lt;/i&gt;, pr&#233;cise-t-il. Odysseys (P&#233;riples) &lt;i&gt;r&#233;unira des acteurs alg&#233;riens et japonais. L'histoire sera un p&#233;riple extraordinaire entre le Japon, le monde arabe et l'Alg&#233;rie, au fil d'un si&#232;cle d'histoire. Il y sera question de la catastrophe nucl&#233;aire et du printemps arabe&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alg&#233;rie, Japon... Cannes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un projet qu'il d&#233;veloppe depuis plus de deux ans pour l'&#233;criture, le rep&#233;rage et le d&#233;veloppement. &#171; &lt;i&gt;Ces phases ont &#233;t&#233; soutenues par Abu Dhabi film festival (SANAD), l'AFAC (Fonds Arabe pour la Culture), le Japon, et le Centre National du Cin&#233;ma (CNC) fran&#231;ais. J'attends de cet atelier cannois des rendez-vous forts, pour faire progresser le financement du projet avec des fonds, je l'esp&#232;re, de l'Alg&#233;rie, du Japon, de la France, de l'Europe et des pays du Moyen Orient. L'histoire du film s'y pr&#234;te &#224; merveille.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand on le questionne sur l'apport de Cin&#233;fondation pour son projet, Bensma&#239;l est &#224; l'image de ses films, frontal : &#171; Odysseys (P&#233;riples) &lt;i&gt;est un projet ambitieux qui a besoin de r&#233;unir un certain nombre de partenaires financiers et de coproducteurs d'envergure pour pouvoir boucler son budget. Cannes est le festival id&#233;al pour lancer le film&lt;/i&gt; &#187;. Il ne nous reste donc plus qu'&#224; patienter... jusqu'&#224; la sortie du film.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Malek Bensmail en 5 dates :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1966 : &lt;/strong&gt;Naissance en Alg&#233;rie. / &lt;strong&gt;1996 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Territoire(s)&lt;/i&gt;, documentaire prim&#233; &#224; Montr&#233;al et &#224; Porto. / &lt;strong&gt;2003 &#224; 2012 :&lt;/strong&gt; R&#233;alise des documentaires politiques : &lt;i&gt;Alg&#233;rie(s)&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Grand Jeu&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Guerres secr&#232;tes du FLN en France&lt;/i&gt;&#8230; / &lt;strong&gt;2004 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Ali&#233;nations&lt;/i&gt;, documentaire sur la psychiatrie, prim&#233; &#224; Paris et au Fespaco. / &lt;strong&gt;2012 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Odysseys&lt;/i&gt;, s&#233;lectionn&#233; &#224; la Cin&#233;fondation du festival de Cannes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dyana Gaye, une &#171; &#233;toile &#187; transnationale</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/Dyana-Gaye-une-etoile</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afriscope.fr/Dyana-Gaye-une-etoile</guid>
		<dc:date>2012-05-15T15:18:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Le Gros</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Dyana Gaye</dc:subject>

		<description>Dyana Gaye s'est fait conna&#238;tre avec un beau succ&#232;s : une com&#233;die musicale qui transposait l'univers de Jacques Demy... dans un car rapide entre Dakar et Saint-Louis du S&#233;n&#233;gal. Apr&#232;s Un transport en commun, cette r&#233;alisatrice, qui cartonne sans se la jouer, travaille sur un premier long m&#233;trage : Des &#233;toiles dont le sc&#233;nario est s&#233;lectionn&#233; pour l'Atelier du festival de Cannes cette ann&#233;e. A l'instar du titre de son prochain film Des &#233;toiles, la r&#234;veuse Dyana Gaye, 37 ans, a le regard qui brille d&#232;s (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dyana Gaye s'est fait conna&#238;tre avec un beau succ&#232;s : une com&#233;die musicale qui transposait l'univers de Jacques Demy... dans un car rapide entre Dakar et Saint-Louis du S&#233;n&#233;gal. Apr&#232;s &lt;i&gt;Un transport en commun&lt;/i&gt;, cette r&#233;alisatrice, qui cartonne sans se la jouer, travaille sur un premier long m&#233;trage : Des &#233;toiles dont le sc&#233;nario est s&#233;lectionn&#233; pour l'Atelier du festival de Cannes cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'instar du titre de son prochain film &lt;i&gt;Des &#233;toiles&lt;/i&gt;, la r&#234;veuse Dyana Gaye, 37 ans, a le regard qui brille d&#232;s qu'elle &#233;voque le septi&#232;me art. Cin&#233;phile, f&#233;rue de John Cassavetes, de David Lynch, des com&#233;dies musicales hollywoodiennes, ou encore de Djibril Diop Mambety, elle puise son inspiration dans ses racines s&#233;n&#233;galaises. Si elle a grandi en France, c'est dans son pays d'origine qu'elle se sent le plus &#233;panouie pour cr&#233;er.
Son univers est aux antipodes de certains films st&#233;r&#233;otyp&#233;s sur l'Afrique : &#171; &lt;i&gt;J'appelle &#231;a des &#8220;films calebasse&#8221;&lt;/i&gt; ironise Dyana, &lt;i&gt;avec un c&#244;t&#233; folklorique. Dakar est une ville moderne. On n'y &#233;gorge pas des poulets &#224; chaque coin de rue !&lt;/i&gt; &#187; Chacun de ses films questionne sa double identit&#233; franco-s&#233;n&#233;galaise : &#171; &lt;i&gt;J'ai toujours le sentiment d'&#234;tre entre-deux&lt;/i&gt; &#187;. Ils abordent aussi le th&#232;me de l'exil : &#171; &lt;i&gt;C'est au c&#339;ur de ma d&#233;marche depuis mon premier film. Je me suis demand&#233;e ce que l'on emporte avec soi dans l'exil. L'esp&#232;ce de solitude que cela implique. J'aime ce d&#233;calage entre ce
qu'on vit et ce qu'on raconte.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parcours crois&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s quatre courts-m&#233;trages ou moyens m&#233;trages avec comme point d'orgue le S&#233;n&#233;gal, pays de la T&#233;ranga (&#171; hospitalit&#233; &#187; en langue wolof), Dyana s'est lanc&#233;e un d&#233;fi ambitieux avec &lt;i&gt;Des &#233;toiles&lt;/i&gt; : un long-m&#233;trage &#224; tourner entre Turin, New York et Dakar. &#171; &lt;i&gt;Je voulais&lt;/i&gt;, explique la r&#233;alisatrice, &lt;i&gt;travailler sur le th&#232;me de la correspondance entre un exil&#233; et son pays d'origine. Suivre le parcours de migrants ayant tous un lien les uns avec les autres mais dans des villes s&#233;par&#233;es et &#224; des stades diff&#233;rents.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi la cam&#233;ra de Dyana nous fera d&#233;couvrir trois personnages aux destins crois&#233;s : &#171; &lt;i&gt;Une s&#233;n&#233;galaise primo-arrivante qui vient retrouver son mari en Italie. Le film observe sa reconstruction dans un territoire inconnu. Tandis qu'&#224; New York, son mari Abdoulaye qui a d&#251; passer par un r&#233;seau de passeurs, cherche du travail. Enfin la tante de la jeune fille quitte New York, apr&#232;s 35 ans de r&#233;sidence, pour enterrer son mari &#224; Dakar. Elle red&#233;couvre son pays avec son fils... qui n'a jamais mis les pieds au S&#233;n&#233;gal.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Des &#233;toiles&lt;/i&gt; &#224; Cannes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour porter un tel projet, il faut des moyens ! Il y a dix ans, Dyana Gaye s'est associ&#233;e avec deux amis cin&#233;astes, Arnaud Dommerc et Marie Balmelle, pour fonder une soci&#233;t&#233; de production : Andolfi. S'ils ont obtenu l'avance sur recettes [&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Aide attribu&#233;e par le Centre national de Cin&#233;ma pour soutenir des projets de (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;], le financement n'est pas encore finalis&#233;. Mais le sc&#233;nario est s&#233;lectionn&#233; par l'Atelier du Festival de Cannes [&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Cr&#233;&#233; en 2005 l'atelier de la Cin&#233;fondation encourage quinze projets de (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]cette ann&#233;e. L'occasion d'obtenir un coup de pouce des professionnels avant le tournage, pr&#233;vu &#224; l'hiver prochain. Et la r&#233;alisatrice ne compte pas s'arr&#234;ter en si bon chemin. Sa com&#233;die musicale &lt;i&gt;Un transport en commun&lt;/i&gt; doit faire l'objet d'une adaptation au th&#233;&#226;tre du Ch&#226;telet pour la saison 2013-2014.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Aide attribu&#233;e par le Centre national de Cin&#233;ma pour
soutenir des projets de long-m&#233;trage originaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Cr&#233;&#233; en 2005 l'atelier de la Cin&#233;fondation encourage
quinze projets de long-m&#233;trages en mettant leurs r&#233;alisateurs
en contact avec des professionnels dans le cadre
du festival de Cannes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dyana Gaye en 5 dates :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1975 :&lt;/strong&gt; Naissance &#224; Paris. / &lt;strong&gt;2000 :&lt;/strong&gt; Premier court-m&#233;trage &lt;i&gt;Une femme pour Souleymane&lt;/i&gt; / &lt;strong&gt;2007 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Deweneti&lt;/i&gt; re&#231;oit le prix du jury du Festival international du film de Clermont-Ferrand. / &lt;strong&gt;2009 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Un transport en commun&lt;/i&gt; est nomin&#233; aux C&#233;sars du meilleur court-m&#233;trage. / &lt;strong&gt;2012 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Des &#233;toiles&lt;/i&gt; est s&#233;lectionn&#233; &#224; la Cin&#233;fondation du festival de Cannes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Philippe Lac&#244;te filme la C&#244;te d'Ivoire</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/Philippe-Lacote-filme-la-Cote-d</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afriscope.fr/Philippe-Lacote-filme-la-Cote-d</guid>
		<dc:date>2012-05-15T15:18:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Samir Ardjoum</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Philippe Lac&#244;te</dc:subject>

		<description>Maniant aussi bien la fiction que le documentaire, le franco-ivoirien Philippe Lac&#244;te est s&#233;lectionn&#233; pour l'Atelier Cin&#233;fondation du festival de Cannes sur un projet &#224; la fronti&#232;re entre les deux genres. Intitul&#233; Run, il retrace l'histoire tourment&#233;e de la C&#244;te d'Ivoire &#224; travers le destin d'un jeune homme. Il s'appelle Philippe Lac&#244;te, r&#233;alisateur franco-ivoirien et son dernier projet cin&#233;matographique, Run, est s&#233;lectionn&#233; pour l'Atelier Cin&#233;fondation du festival de Cannes : &#171; C'est un honneur pour moi (...)

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/-A-la-Une-" rel="directory"&gt;&#192; la Une&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/+-Cinema,4-+" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.afriscope.fr/+-Philippe-Lacote-+" rel="tag"&gt;Philippe Lac&#244;te&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Maniant aussi bien la fiction que le documentaire, le franco-ivoirien Philippe Lac&#244;te est s&#233;lectionn&#233; pour l'Atelier Cin&#233;fondation du festival de Cannes sur un projet &#224; la fronti&#232;re entre les deux genres. Intitul&#233; Run, il retrace l'histoire
tourment&#233;e de la C&#244;te d'Ivoire &#224; travers le destin d'un jeune homme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il s'appelle Philippe Lac&#244;te, r&#233;alisateur franco-ivoirien et son dernier projet cin&#233;matographique, &lt;i&gt;Run&lt;/i&gt;, est s&#233;lectionn&#233; pour l'Atelier Cin&#233;fondation du festival de Cannes : &#171; &lt;i&gt;C'est un honneur pour moi de repr&#233;senter la C&#244;te d'Ivoire &#224; Cannes. C'est le r&#233;sultat d'un long travail que nous menons avec ma productrice Claire Gad&#233;a et de la rencontre avec Georges Goldenstern,
le directeur de la Cin&#233;fondation. Il a d&#233;couvert le projet&lt;/i&gt; Run &lt;i&gt;au festival international du film d'Amiens.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inspir&#233; et libre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Philippe Lac&#244;te, cin&#233;phile, cin&#233;aste, tient des propos que l'on aimerait voir associ&#233; &#224; tous ceux qui tentent inlassablement de graver leurs intentions sur la pellicule : &#171; &lt;i&gt;Il y a beaucoup de r&#233;alisateurs que j'aime. C'est difficile d'en citer un. Je peux aimer un cin&#233;aste pour un plan ou une phrase. J'aime notamment John Cassavettes pour la mani&#232;re dont ses personnages entrent
dans le champ. Ils semblent pouss&#233;s vers le vertige. Mais le r&#233;alisateur qui m'a accompagn&#233; le plus ces derni&#232;res ann&#233;es par ses films et ses &#233;crits, c'est Andr&#233;&#239; Tarkovski.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il affirme par ailleurs sa libert&#233; de ton : &#171; &lt;i&gt;En filmant, je ne cherche pas &#224; ressembler &#224; tel ou tel cin&#233;aste, je cherche ma
propre &#233;criture. Tout ce que je peux dire, c'est que je ne suis pas un classique. J'aime la complexit&#233;, les r&#233;cits d&#233;structur&#233;s, les personnages avec des failles, les chocs entre images et sons.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Run&lt;/i&gt; est un projet ambitieux, qui s'inscrit dans une envie d&#233;lib&#233;r&#233;e de convoquer pleinement les possibilit&#233;s infinies du cin&#233;ma. &#171; &lt;i&gt;C'est l'histoire d'un jeune homme dont la vie est construite autour de trois courses. &#224; travers sa trajectoire embl&#233;matique, je raconte les 20 derni&#232;res ann&#233;es de l'histoire tourment&#233;e de la C&#244;te d'Ivoire&lt;/i&gt; &#187;. Impossible d'en dire davantage pour le moment, &#171; secret de sc&#233;nario &#187; oblige.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du journalisme au cin&#233;ma&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'o&#249; vient Lac&#244;te ? &#171; &lt;i&gt;Je ne viens pas d'une &#233;cole de cin&#233;ma. Je me suis retrouv&#233; reporter radio au pied du mur de Berlin pour une radio libre. Par la suite, le cin&#233;ma est devenu une &#233;vidence. J'ai &#233;t&#233; projectionniste, assistant de production, tout en r&#233;alisant mes premiers courts m&#233;trages. Depuis 2002, je filme aussi seul, d'une mani&#232;re plus documentaire. Je reviens d'Egypte, o&#249; j'ai fait un &#233;tat des lieux de la r&#233;volution de la Place Tahrir. Pour moi, la fiction et le documentaire sont deux tempos d'un m&#234;me mouvement. Int&#233;rieur et
Ext&#233;rieur.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s une fiction (&lt;i&gt;Le Passeur&lt;/i&gt;) et un documentaire (&lt;i&gt;Chroniques de guerre en C&#244;te d'Ivoire&lt;/i&gt;), Lac&#244;te renoue avec une envie militante et politique. L'id&#233;e est de comprendre le monde dans lequel on &#233;volue ou l'on r&#233;gresse, &#224; travers le prisme du cin&#233;ma. Est-ce que cet art peut se rendre encore utile dans la captation de l'histoire en mouvement ? A-t-il encore la force et le langage n&#233;cessaires pour attraper au vol le regard d'un cin&#233;aste ? Avec &lt;i&gt;Run&lt;/i&gt;, ce sera un carnet de bord qui permettra s&#251;rement et pos&#233;ment &#224; Philippe Lac&#244;te de percevoir sa place d'artiste au sein d'un pays tourment&#233;. A suivre !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philippe Lac&#244;te en 5 dates :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1969 :&lt;/strong&gt; Naissance en C&#244;te d'Ivoire. / &lt;strong&gt;1989 &#224; 1992 :&lt;/strong&gt; Reporter Radio &#224; Toulouse. / &lt;strong&gt;2006 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Le Passeur&lt;/i&gt; s&#233;lectionn&#233; au festival international du film de Rotterdam en 2007 / &lt;strong&gt;2008 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Chroniques de guerre&lt;/i&gt; s&#233;lectionn&#233; &#224; Montr&#233;al. / &lt;strong&gt;2012 :&lt;/strong&gt; Son projet &lt;i&gt;Run&lt;/i&gt; s&#233;lectionn&#233; &#224; la Cin&#233;fondation du festival de Cannes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jean-Pascal Zadi, l'ovni Hip-Hop</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/Jean-Pascal-Zadi-l-ovni-Hip-Hop</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afriscope.fr/Jean-Pascal-Zadi-l-ovni-Hip-Hop</guid>
		<dc:date>2012-05-15T15:18:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claire Diao</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Pascal Zadi</dc:subject>

		<description>L'urgence de la cr&#233;ation est la marque de fabrique des r&#233;alisateurs ind&#233;pendants. Jean-Pascal Zadi (JP), 32 ans, fait figure d'ovni dans le milieu du cin&#233;ma. Adepte du &#171; faire soi-m&#234;me &#187;, issu du milieu du rap, il vend ses films en DVD et conna&#238;t un franc succ&#232;s. &#171; Dans le milieu du cin&#233;ma, les d&#233;cideurs ne nous ont jamais parl&#233; et nos grands fr&#232;res se sont mis de c&#244;t&#233;. C'est difficile d'y entrer &#187;, affirme Jean-Pascal Zadi, surnomm&#233; JP. N&#233; &#224; Bondy en 1980, il d&#233;m&#233;nage &#224; Caen avec sa famille &#224; l'&#226;ge de 5 ans. (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'urgence de la cr&#233;ation est la marque de fabrique des r&#233;alisateurs ind&#233;pendants. Jean-Pascal Zadi (JP), 32 ans, fait figure d'ovni dans le milieu du cin&#233;ma. Adepte du &#171; faire soi-m&#234;me &#187;, issu du milieu du rap, il vend ses films en DVD et conna&#238;t un franc succ&#232;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Dans le milieu du cin&#233;ma, les d&#233;cideurs ne nous ont jamais parl&#233; et nos grands fr&#232;res se sont mis de c&#244;t&#233;. C'est difficile d'y entrer&lt;/i&gt; &#187;, affirme Jean-Pascal Zadi, surnomm&#233; JP. N&#233; &#224; Bondy en 1980, il d&#233;m&#233;nage &#224; Caen avec sa famille &#224; l'&#226;ge de 5 ans. De ses parents ivoiriens, il h&#233;rite de la conscience du poids de l'histoire des rapports sociaux entre Noirs et Blancs.
Inspir&#233;s par son v&#233;cu et celui de son entourage, ses films abordent tous &#171; &lt;i&gt;la situation de l'Afrique, les Noirs de France, les sans-papiers, la violence&lt;/i&gt; &#187;.
Les bancs de l'&#233;cole le m&#232;nent jusqu'au bac litt&#233;raire (&#171; &lt;i&gt;pour les filles&lt;/i&gt; &#187;) puis &#224; un Deug d'&#233;conomie. Inscrit au renomm&#233; cours d'art dramatique parisien, le Cours Simon, JP n'y reste que deux semaines : il veut interpr&#233;ter Moli&#232;re, on lui r&#233;torque qu'il ne sera pas cr&#233;dible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du rap au cin&#233;ma&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Je me revendique hip-hop &#224; 200%. Ce que j'ai appris dans le rap, je le fais dans le cin&#233;ma. &#187; Entreprendre avant tout, cr&#233;er avec rien, JP se r&#233;jouit que ce mouvement suscite autant de vocations : &#171; &lt;i&gt;S'il n'y avait pas de rap, il y aurait deux fois plus de d&#233;linquance&lt;/i&gt; &#187;. Apr&#232;s avoir r&#233;alis&#233; des clips, il passe au cin&#233;ma en 2004. Visionnaire, son premier documentaire &lt;i&gt;Des halls aux bacs&lt;/i&gt; retrace le parcours de rappeurs ind&#233;pendants d&#233;sormais reconnus (Sefyu, Youssoupha, Seth Gueko&#8230;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;V&#233;ritable ovni dans son entourage, o&#249; &#234;tre r&#233;alisateur n'est pas consid&#233;r&#233; comme un m&#233;tier, JP r&#233;alise en 2008 son premier long m&#233;trage de fiction, Cram&#233;, auto-produit avec 5 000 &#8364;. Il &#233;coule dans la foul&#233;e dans les Fnac 4 000 DVD. Deux ans plus tard, African Gangster, coproduit avec le rappeur Alpha 2.0 pour 20 000 &#8364;, se vend &#224; 10 000 exemplaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vivre du cin&#233;ma&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2011, le long-m&#233;trage &lt;i&gt;Sans pudeur ni morale&lt;/i&gt; est r&#233;alis&#233; avec 5 000 &#8364; et quelques invit&#233;s de choix, dont Thomas N'Gijol, Fabrice Ebou&#233;, Mokob&#233;, et Alibi Montana. Vendu &#224; 3 000 exemplaires, le film lui ouvre de nouvelles portes. Double page dans le quotidien Lib&#233;ration, &#233;criture d'un long-m&#233;trage avec le rappeur Rohff et l'acteur Sa&#239;d Taghmaoui - rep&#233;r&#233; dans La Haine de
Mathieu Kassovitz- et s&#233;rie t&#233;l&#233;vis&#233;e en pourparler avec France T&#233;l&#233;visions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Le plus important n'est pas que Les Cahiers du Cin&#233;ma &#233;crivent sur nous mais que mon public soit au courant. Et comme il ne lit pas Les Cahiers&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Sans illusion sur l'industrie du cin&#233;ma, JP estime que &#171; &lt;i&gt;depuis que les producteurs ne mettent plus d'argent de leur poche, il y a beaucoup de navets&lt;/i&gt; &#187;. Comme dans le rap, il affirme que ce sont ceux qui ont des choses &#224; dire qui pourront durer. Si les producteurs commencent &#224; s'int&#233;resser &#224; la banlieue, c'est parce qu'il y a un march&#233;. Et se souvient que dans son enfance, &#171; &lt;i&gt;les histoires de Blanc, de Paname, &#231;a nous paraissait loin&lt;/i&gt; &#187;. JP conclue que si des gens vivent du cin&#233;ma, il faut que ses &#171; fr&#232;res &#187; s'y int&#233;ressent et prennent leur part. Parce qu'ils y ont droit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Pascal Zadi en 5 dates :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1980 :&lt;/strong&gt; Naissance &#224; Bondy (93) / &lt;strong&gt;2003 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Des halls aux bacs&lt;/i&gt; / &lt;strong&gt;2004 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Cram&#233;&lt;/i&gt; / &lt;strong&gt;2006 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;African Gangster&lt;/i&gt;/ &lt;strong&gt;2011 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Sans pudeur ni morale&lt;/i&gt; avec Thomas N'Gijol, Fabrice Ebou&#233;, Mokob&#233; (113), Shone (GhettoFab), Alibi Montana.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le &#171; cin&#233;ma guerrilla &#187; selon Djinn Carr&#233;nard</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/Le-cinema-guerrilla-selon-Djinn</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afriscope.fr/Le-cinema-guerrilla-selon-Djinn</guid>
		<dc:date>2012-05-15T15:18:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier Barlet</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Djinn Carr&#233;nard</dc:subject>

		<description>En 2009, Djinn Carr&#233;nard parie sur la r&#233;alisation d'un long m&#233;trage sans budget. Apr&#232;s avoir fait le buzz sur Internet, Donoma est s&#233;lectionn&#233; &#224; Cannes puis projet&#233; dans les salles suite &#224; une tourn&#233;e promotionnelle emmenant tous les com&#233;diens dans un bus &#224; travers la France. Retour sur cette aventure de gu&#233;rilla filmmaking &#224; l'heure o&#249; Djinn Carr&#233;nard pr&#233;pare un nouveau film de mani&#232;re tr&#232;s diff&#233;rente. Donoma, c'est l'histoire d'un film &#171; guerilla &#187; avec 150 &#8364; de budget, qui a buzz&#233; sur Internet et qui a (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 2009, Djinn Carr&#233;nard parie sur la r&#233;alisation d'un long m&#233;trage sans budget. Apr&#232;s avoir fait le buzz sur Internet, Donoma est s&#233;lectionn&#233; &#224; Cannes puis projet&#233; dans les salles suite &#224; une tourn&#233;e promotionnelle emmenant tous les com&#233;diens dans un bus &#224; travers la France. Retour sur cette aventure de gu&#233;rilla filmmaking &#224; l'heure o&#249; Djinn Carr&#233;nard pr&#233;pare un nouveau film de mani&#232;re tr&#232;s diff&#233;rente.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Donoma, c'est l'histoire d'un film &#171; guerilla &#187; avec 150 &#8364; de budget, qui a buzz&#233; sur Internet et qui a finalement &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233; &#224; Cannes&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cannes a permis une exposition internationale [&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Donoma a &#233;t&#233; s&#233;lection par l'Association du cin&#233;ma ind&#233;pendant pour sa diffusion (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]. Cette s&#233;lection nous a aid&#233;s &#224; op&#233;rer une transition entre le moment de la marginalit&#233; et une strat&#233;gie de sortie : ce fut un d&#233;clic pour entrer dans l'univers du cin&#233;ma. On a pu poser toutes nos questions pour savoir ce qu'&#233;tait un distributeur et ce qu'il fallait faire. Une s&#233;lection ailleurs nous aurait sans doute trop expos&#233;s alors qu'on n'y &#233;tait pas pr&#233;par&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Toute l'&#233;quipe du film s'est ensuite mobilis&#233;e pour partir en tourn&#233;e en bus pour sa promotion : par quel miracle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'avais d'entr&#233;e propos&#233; qu'on place l'amusement apr&#232;s le travail. On est partis dans l'estime avant l'affinit&#233;. De vrais atomes crochus se sont cr&#233;&#233;s &#224; travers l'effort permanent de tous o&#249; chacun apportait sa pierre. Apr&#232;s l'&#233;norme coup de collier de la soir&#233;e organis&#233;e pour montrer le film au Grand Rex, la tourn&#233;e a &#233;t&#233; v&#233;cue comme notre premier moment de d&#233;tente, une esp&#232;ce de r&#233;compense.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au d&#233;part, il n'y a pas d'argent avec l'espoir de se partager les &#233;ventuels revenus du film. Est-ce que le succ&#232;s du film a &#233;t&#233; source de tensions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai toujours anticip&#233; : &#224; chaque rentr&#233;e d'argent pr&#233;vue, on s'est r&#233;uni. La grande source de revenu du film &#233;tait l'achat t&#233;l&#233;, les autres recettes allant plut&#244;t &#224; rembourser le bus ou ce genre de choses. Quand on a obtenu une avance sur l'achat, je leur ai propos&#233; de se mobiliser pour trouver quelqu'un qui puisse le g&#233;rer. Cela a vite &#233;t&#233; r&#233;gl&#233; et les premiers
versements ont pu avoir lieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La transparence &#233;tait donc la clef du bon fonctionnement des choses.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224;. Quand on a d&#233;cid&#233; de ne pas prendre un distributeur, on l'a &#233;tudi&#233; ensemble. Je n'irais pas jusqu'&#224; dire que la d&#233;cision &#233;tait collective : je suis trop despotique pour &#231;a ! Mais il y a toujours eu une r&#233;union avant de prendre la d&#233;cision.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi vouliez-vous rester ind&#233;pendants jusqu'au bout ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'avais des crit&#232;res artistiques et je ne voulais pas couper quelqu'un au montage s'il avait bien jou&#233;. La longueur du film qui emp&#234;che de faire le nombre normal de s&#233;ances n'&#233;tait pas pour moi un crit&#232;re suffisant. La seule fa&#231;on de ma&#238;triser le processus &#233;tait de le faire nous-m&#234;mes.
Les expositions m&#233;diatiques ne nous int&#233;ressaient pas si on n'y perdait de
nous-m&#234;mes. Il y a plein d'&#233;l&#233;ments dans le film avec un c&#244;t&#233; choc qui aurait fonctionn&#233; pour la promotion. On ne voulait pas les mettre sp&#233;cialement en avant. On voulait que les gens aient confiance dans
le film sans devoir les racoler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez pass&#233; le cap des 30 000 entr&#233;es en salle, c'est honn&#234;te, mais ce ne fut pas non plus un succ&#232;s ph&#233;nom&#233;nal...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non, mais les cha&#238;nes et le milieu ont compris qu'on &#233;tait capable d'avoir une solide couverture m&#233;diatique. De plus, nous sommes sortis &#224; un moment tr&#232;s difficile : le chiffre n'&#233;tait pas nul. Ils se sont dit que si sans exp&#233;rience, avec nos flyers photocopi&#233;s, on &#233;tait arriv&#233; &#224; ce r&#233;sultat, il y avait un r&#233;el potentiel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faire son trou avec des moyens promotionnels diff&#233;rents, c'est quand m&#234;me une &#233;nergie folle. On ne peut pas recommencer &#224; chaque film, sinon on meurt jeune, non ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est clair, il faut pouvoir se reposer ! Mais la distribution m'a &#233;norm&#233;ment int&#233;ress&#233; et amus&#233;. Je me suis rendu compte qu'une vision artistique sans vision &#233;conomique &#233;tait lettre morte. Quand on essuie un &#233;chec, on sait pourquoi. Une r&#233;ussite artistique est tr&#232;s relative : le go&#251;t est tr&#232;s ind&#233;fini. Mais la distribution, c'est un jeu o&#249; on va gagner avec des atouts. J'ai envie
de m'y refrotter avec plus de moyens. On avait une s&#233;rie d'id&#233;es qu'on n'a pas pu financer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et si tu avais des conseils &#224; donner aux jeunes, quels seraient-ils ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De ne laisser dominer que l'artistique dans la partie production, et ensuite de ne pas m&#233;priser le c&#244;t&#233; marketing car il est salutaire que les artistes s'y frottent. On peut tirer vers quelque chose de tr&#232;s saltimbanque et le cin&#233;ma en sortira grandi. Ce n'est pas parce qu'on a fait un film qu'on doit &#234;tre sur un pi&#233;destal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autour de quoi tourne ton projet actuel ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est l'histoire d'un musicien qui est en train de perdre l'ou&#239;e. Il a eu un
gros moment de succ&#232;s dans sa vie. Appartement et compagne correspondent &#224; &#231;a, mais il rencontre une jeune femme qui sort de prison. Il est entre cette vie de succ&#232;s et une vie de futur faite de d&#233;clin, et se demande ce que son art va devenir. Le succ&#232;s est trop souvent confondu avec l'art.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et donc, tu as d&#233;sormais tout le syst&#232;me de production &#171; normal &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'essaye de me construire un environnement o&#249; je n'aurai pas &#224; passer de
&lt;i&gt;Donoma&lt;/i&gt; &#224; quelque chose de tr&#232;s encadr&#233;. Ce n'est pas &#233;vident pour la prod', mais on va trouver un terrain d'entente ! Il t'a donc cette fois fallu partir d'un sc&#233;nario bien construit pour les financements. Oui, que j'ai d&#233;construit ensuite pour &#233;crire ce que je voulais vraiment tourner. La base est commune mais le traitement &#233;volue sans cesse. Avec un tournage d&#233;marr&#233; le 23 avril 2012, le film devrait &#234;tre pr&#234;t pour le d&#233;but 2013.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;Donoma&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; s&#233;lection par l'Association du cin&#233;ma ind&#233;pendant pour sa diffusion (ACID) en 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Donoma&lt;/i&gt;, le film&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sorti en novembre 2011 dans les salles de cin&#233;ma, &lt;i&gt;Donoma&lt;/i&gt; (signifiant &#171; Le jour est l&#224; &#187;) croise les vies de trois femmes. Une enseignante s'engage dans une relation ambigu&#235; avec le cancre de sa classe de lyc&#233;e ; une jeune femme d&#233;&#231;ue en amour d&#233;cide de sortir avec le premier venu ; la derni&#232;re histoire met en sc&#232;ne une jeune fille agnostique qui rencontre un jeune homme un peu marginal et tr&#232;s croyant. Retrouvez la critique de &lt;i&gt;Donoma&lt;/i&gt; et l'interview compl&#232;te de Djinn
Carr&#233;nard sur africultures.com. Plus d'infos : donoma.fr&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;O&#249; revoir &lt;i&gt;Donoma&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Donoma&lt;/i&gt; sera diffus&#233; le 25 juillet prochain en soir&#233;e d'ouverture de la 22eme &#233;dition du Cin&#233;ma en plein air au Parc de la Villette (Paris 19e). Plus d'info : villette.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les assos font leur cin&#233;ma</title>
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		<dc:date>2012-05-15T15:17:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claire Diao</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>

		<description>En marge de l'industrie cin&#233;matographique traditionnelle et du show-business, de nombreuses associations s'activent pour d&#233;mocratiser l'acc&#232;s au cin&#233;ma et la cr&#233;ation dans les quartiers populaires. Petit tour d'horizon d'initiatives franciliennes. Les associations de quartier tentent de d&#233;mocratiser le septi&#232;me art. Majoritairement produits par des soci&#233;t&#233;s de production bien install&#233;es dans le centre de Paris, les films fran&#231;ais repr&#233;sentent peu la r&#233;alit&#233; des quartiers populaires. Alors que la (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En marge de l'industrie cin&#233;matographique traditionnelle et du show-business, de nombreuses associations s'activent pour d&#233;mocratiser l'acc&#232;s au cin&#233;ma et la cr&#233;ation dans les quartiers populaires. Petit tour
d'horizon d'initiatives franciliennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les associations de quartier tentent de d&#233;mocratiser le septi&#232;me art. Majoritairement produits par des soci&#233;t&#233;s de production bien install&#233;es dans le centre de Paris, les films fran&#231;ais repr&#233;sentent peu la r&#233;alit&#233; des quartiers populaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que la diversit&#233; perce cependant progressivement les &#233;crans, l'&#201;tat soutient plusieurs dispositifs d'appui importants : Passeurs d'Images, dispositif national d'&#233;ducation &#224; l'image, le Fonds Images de la Diversit&#233;, cr&#233;&#233; en 2007 et g&#233;r&#233; par l'Agence pour la coh&#233;sion sociale et l'&#233;galit&#233; des chances (ACSE).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les 1000 visages de la France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est sur la base de ce constat qu'Eiji Leno et Uda Benyamina ont cr&#233;&#233; en 2006 l'association 1000 Visages &#224; Viry-Ch&#226;tillon (91). Refusant que le cin&#233;ma fran&#231;ais &#171; &lt;i&gt;demeure le v&#233;hicule implicite des st&#233;r&#233;otypes et des stigmates plaqu&#233;s sur la banlieue&lt;/i&gt; &#187;, l'association encourage la r&#233;alisation de courts et
longs-m&#233;trages citoyens dans les quartiers populaires mais aussi dans les pays du pourtour m&#233;diterran&#233;en avec des ateliers &#224; Ouarzazate (Maroc) notamment. Partant du fait que &#171; &lt;i&gt;les arts cin&#233;matographiques et audiovisuels de masse sont tr&#232;s loin d'incarner un mod&#232;le de diversit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, l'association r&#233;unit une salari&#233;e, 3 volontaires et 25 b&#233;n&#233;voles autour de jeunes confront&#233;s &#224; ce &#171; plafond de verre &#187; qui limite leur acc&#232;s aux m&#233;tiers du cin&#233;ma. &#171; &lt;i&gt;Nous avons d&#233;cid&#233; d'insuffler une dynamique plus ouverte et plus d&#233;mocratique au cin&#233;ma fran&#231;ais afin qu'il soit repr&#233;sentatif des 1000 visages et des 1000 comp&#233;tences de la France d'aujourd'hui&lt;/i&gt; &#187;, explique la charg&#233;e de mission Sandrine Barrucand.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour preuve, la projection de l'un de leur film durant le prochain Festival de Cannes marque l'entr&#233;e de ces jeunes dans le monde professionnel du septi&#232;me art. &#171; &lt;i&gt;Je n'aurai jamais imagin&#233; aller &#224; Cannes. Maintenant je me dis &#171; pourquoi pas ?&lt;/i&gt; &#187;. Heureusement qu'il y a des associations comme celles-l&#224; qui nous disent que c'est possible ! &#187;, t&#233;moigne Jessica, 18 ans, engag&#233;e dans l'association 1000 visages depuis 5 ans. &#171; &lt;i&gt;J'appr&#233;hende tout de m&#234;me un peu cet &#233;v&#232;nement et me demande, comment va &#234;tre per&#231;u notre film&lt;/i&gt; &#187;, continue-t-elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faire parler les jeunes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Les initiatives associatives ont un sens si elles n'essaient pas d'imiter le cin&#233;ma commercial. Celui-ci enferme dans une perception st&#233;r&#233;otyp&#233;e de la r&#233;alit&#233; et nous n'aurons jamais les m&#234;mes moyens !&lt;/i&gt; &#187; insiste J&#233;r&#244;me Polidor, formateur au sein de l'association Les Engraineurs &#224; Pantin (93). Fond&#233;e par Boris Seguin, professeur de fran&#231;ais, et Julien Sicard, producteur, l'association est n&#233;e en 1997 dans la cit&#233; des Courtilli&#232;res &#224; la suite d'un tournage. Fonctionnant avec trois salari&#233;s et une douzaine de b&#233;n&#233;voles, elle implique des 10-25 ans dans toutes les &#233;tapes de fabrication de films documentaires, fictions ou sketchs.
Avec plus d'une soixantaine de films &#224; son actif, Les Engraineurs fait &#233;merger la parole des jeunes en France comme &#224; l'&#233;tranger et propose des oeuvres &#224; l'image de ses participants : multiculturelles. Un d&#233;fi dans un pays o&#249; les com&#233;diens noirs sont encore incontestablement cantonn&#233;s dans des st&#233;r&#233;otypes comme en t&#233;moigne le r&#244;le de Omar Sy dans &lt;i&gt;Intouchables&lt;/i&gt;. Sans concession sur ce sujet, J&#233;r&#244;me Polidor affirme que le cin&#233;ma fran&#231;ais est aujourd'hui &#171; &lt;i&gt;&#233;conomiquement domin&#233; par une &#233;lite satisfaite d'elle-m&#234;me ; artistiquement centr&#233;e sur les destins individuels, l'intime, la psychologie ; formellement format&#233;e par les contraintes t&#233;l&#233;visuelles et publicitaires et politiquement affaiblie, accompagnant l'accroissement des in&#233;galit&#233;s sans v&#233;ritable combat et sans grand espoir&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Filmer la banlieue &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce grand espoir, les banlieues fran&#231;aises le repr&#233;sentent. Mais parce que leur jeunesse ne se projette pas dans les m&#233;tiers du cin&#233;ma et que le milieu professionnel craint de s'ouvrir &#224; l'Autre, un foss&#233; grandissant se creuse entre le cin&#233;ma fran&#231;ais et son public de banlieue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si des producteurs tels que Luc Besson (&lt;i&gt;La planque&lt;/i&gt; d'Akim Isker), Gregory Bernard (&lt;i&gt;Faire l'amour&lt;/i&gt; de Djinn Carr&#233;nard) ou Nicolas Blanc (&lt;i&gt;La cit&#233; rose&lt;/i&gt; de Julien Abraham) commencent &#224; soutenir de jeunes auteurs, le chemin &#224; parcourir reste encore long. En cela, les structures associatives permettent &#171; &lt;i&gt;de raconter et de se raconter sans passer par une lourde machine et en interrogeant la fabrication des images qui peuvent manipuler&lt;/i&gt; &#187;, explique Karen Fichelson, fondatrice de la compagnie Le Masque Calao. Fond&#233;e en 2002 &#224; Villejuif (94), cette structure allie cin&#233;ma et th&#233;&#226;tre et r&#233;alise depuis 2009 des courts-m&#233;trages collectifs avec des 18-22 ans. En 2011, jeunes et intermittents du spectacle ont r&#233;alis&#233; un film intitul&#233; L'amour en bas des tours. D&#233;non&#231;ant le manque d'ouverture d'un grand fr&#232;re, &#171; Noir &#187;, qui refuse que sa s&#339;ur sorte avec un &#171; Arabe &#187;, le film aborde un sujet peu trait&#233; par le cin&#233;ma fran&#231;ais. Si Djamel Bensalah a tourn&#233; &lt;i&gt;Neuilly sa m&#232;re !&lt;/i&gt;,
que Rabah Ameur-Za&#239;meche a film&#233; l'Aveyron (&lt;i&gt;Les chants de Mandrin&lt;/i&gt;) ou que Abdellatif Khechiche a reconstitu&#233; Picadilly pour &lt;i&gt;V&#233;nus
Noire&lt;/i&gt;, c'est avant tout en filmant la banlieue (&lt;i&gt;Le ciel, Les oiseaux et ta m&#232;re&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Wesh wesh&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'esquive&lt;/i&gt;&#8230;) que ces auteurs se sont fait (re)conna&#238;tre. Sceptiques, les acteurs du Masque Calao s'interrogent. Faudrait-il n&#233;cessairement que &#171; &lt;i&gt;les jeunes de banlieue fassent des films en banlieue&lt;/i&gt; &#187; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mille visages sur la croisette&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du 25 au 27 mai 2012, 10 jeunes de 15 &#224; 18 ans de l'association 1000 Visages participeront au Festival de Cannes. Objectif : r&#233;aliser un docu-reportage de leur exp&#233;rience personnelle. Leur film &lt;i&gt;Le commencement&lt;/i&gt; sera projet&#233; au Palais du Festival le 25 mai 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les foyers font leur cin&#233;ma</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/Les-foyers-font-leur-cinema</link>
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		<dc:date>2012-05-15T15:15:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Caroline Trouillet</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Festival</dc:subject>
		<dc:subject>Attention Chantier</dc:subject>

		<description>Pour la 4e ann&#233;e cons&#233;cutive, au mois de juin, l'Association Attention Chantier organise le Festival de cin&#233;ma des foyers. Sept foyers de travailleurs migrants de Paris et sa banlieue deviennent des lieux de projections, de d&#233;bats, de concerts et d'expositions photo&#8230; Un festival qui refl&#232;te la vitalit&#233; culturelle et citoyenne des foyers. Le premier Festival de cin&#233;ma des foyers, c'&#233;tait &#224; Saint-Just, un foyer de travailleurs migrants parisien coinc&#233; entre le p&#233;riph&#233;rique et le cimeti&#232;re des (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour la 4e ann&#233;e cons&#233;cutive, au mois de juin, l'Association Attention Chantier organise le Festival de cin&#233;ma des foyers. Sept foyers de travailleurs migrants de Paris et sa banlieue deviennent des lieux de projections, de d&#233;bats, de concerts et d'expositions photo&#8230; Un festival
qui refl&#232;te la vitalit&#233; culturelle et citoyenne des foyers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le premier &lt;i&gt;Festival de cin&#233;ma des foyers&lt;/i&gt;, c'&#233;tait &#224; Saint-Just, un foyer de travailleurs migrants parisien coinc&#233; entre le p&#233;riph&#233;rique et le cimeti&#232;re des Batignolles, mais bouillonnant d'&#233;nergie. Des liens se tissent entre ses habitants, des hommes originaires pour la plupart d'Afrique sub-saharienne, et
l'association Attention Chantier, qui propose des ateliers artistiques et ludiques autour du cin&#233;ma et de la photo. En octobre 2009, pour son premier festival, ce foyer devient alors un lieu de rencontre entre habitants du quartier et des foyers voisins, autour du cin&#233;ma. &#171; &lt;i&gt;On aurait pu faire du th&#233;&#226;tre ou des marionnettes, le cin&#233;ma &#233;tait un pr&#233;texte pour susciter la rencontre&lt;/i&gt; &#187;, explique la coordinatrice Adeline Gonin. Deux ans plus tard, le festival rassemble pr&#232;s de 2 000 personnes dans 6 foyers, dont un tiers venant de l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un festival tout en &#233;chos&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A chaque &#233;dition, un th&#232;me particulier. En 2010, les ind&#233;pendances africaines, puis en 2011, l'engagement politique des migrants &#233;taient &#224; l'honneur. Cette ann&#233;e, 11 courts et longs m&#233;trages aborderont le th&#232;me de la r&#233;sonnance. R&#233;sonnances entre pays, r&#233;sonnances entre ici et l&#224;-bas, ce th&#232;me fait &#233;cho aux aspirations r&#233;volutionnaires de la jeunesse africaine et refl&#232;te la pr&#233;sence transnationale des habitants des foyers. De jeunes artistes africains s'arment aussi d'une cam&#233;ra, &#224; l'instar d'Adama Camara. Ce jeune slammer fait partie de cette g&#233;n&#233;ration &#171; &lt;i&gt;en col&#232;re&lt;/i&gt; &#187; dit-il. Il interpelle son p&#232;re dans une chanson dont le clip, r&#233;alis&#233; par le collectif Tribudom, sera projet&#233; au foyer Saint-Just.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lieux de brassage culturel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Attention Chantier refuse d'apparaitre comme un &#171; prestataire culturel &#187;, qui imposerait une programmation culturelle dans les foyers. L'association, qui compte une dizaine de b&#233;n&#233;voles et 2 salari&#233;s, cherche avant tout &#224; valoriser les initiatives existant dans les foyers : &#171; &lt;i&gt;Les foyers sont des hauts lieux culturels, presque des ambassades. De nombreux groupes de musique y sont n&#233;s, et si l'on veut savoir ce qui se passe en ce moment au Mali, c'est l&#224; qu'on apprend tout&lt;/i&gt; &#187; mart&#232;le Adeline Gonin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si le festival entend bousculer la repr&#233;sentation des foyers comme enclaves culturelles, il permet aussi de favoriser l'acc&#232;s de ses habitants au cin&#233;ma. Sekou, jeune Malien qui a savour&#233; le dernier festival au foyer Bisson, explique que ce loisir est bien trop co&#251;teux pour la plupart des r&#233;sidents : &#171; &lt;i&gt;Il faut encourager ce genre de festival, introduire le cin&#233;ma dans les foyers. Mais j'aimerais aussi que soient diffus&#233;s des films qui parlent d'autre chose que de ce que nous vivons au quotidien : les migrations et l'Afrique&lt;/i&gt; &#187;. L'objectif d'Attention Chantier est justement de laisser progressivement la main aux jeunes r&#233;sidents qui s'investissent d&#233;j&#224; de plus en plus d'une &#233;dition &#224; l'autre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O&#249; et quand ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Retrouvez l'ensemble de la programmation du &lt;i&gt;Festival de cin&#233;ma des foyers&lt;/i&gt;, du 2 au 24 juin sur attentionchantier.org&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Canal Marches avec les quartiers populaires</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/Canal-Marches-avec-les-quartiers</link>
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		<dc:date>2012-05-15T15:15:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Le Gros</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Canal Marches </dc:subject>

		<description>Cent messages vid&#233;os d'habitants de quartiers populaires d'Ile-de-France sont diffus&#233;s du 9 au 13 mai &#224; la Maison des m&#233;tallos &#224; Paris. Durant trois ans, l'association Canal Marches a recueilli ces paroles dans le cadre d'une universit&#233; populaire audio visuelle. Un travail citoyen au long cours. &#171; Nous avons voulu donner la parole aux sans-voix par la vid&#233;o, raconte Peggy Hartmann, membre de l'association parisienne Canal Marches, &#224; l'initiative du projet d'Universit&#233; populaire audiovisuelle (UPOPA). (...)

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/+-Canal-Marches-+" rel="tag"&gt;Canal Marches &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cent messages vid&#233;os d'habitants de quartiers populaires d'Ile-de-France sont diffus&#233;s du 9 au 13 mai &#224; la Maison des m&#233;tallos &#224; Paris. Durant trois ans, l'association Canal Marches a recueilli ces paroles dans le cadre d'une universit&#233; populaire audio visuelle. Un travail citoyen au long cours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Nous avons voulu donner la parole aux sans-voix par la vid&#233;o&lt;/i&gt;, raconte Peggy Hartmann, membre de l'association parisienne Canal Marches, &#224; l'initiative du projet d'Universit&#233; populaire audiovisuelle (UPOPA). &lt;i&gt;Les jeunes, les femmes, les personnes issues de l'immigration, les sans-papiers, les ch&#244;meurs. Ceux qui n'ont pas acc&#232;s aux mass-media, &#224; la place desquels on parle et qui n'ont pas d'acc&#232;s direct &#224; la parole.&lt;/i&gt; &#187; Pour atteindre ce but et permettre aux gens de diff&#233;rents quartiers populaires, comme celui de Danube dans le 19e arrondissement, de s'exprimer, les membres de Canal Marches ont trouv&#233; une id&#233;e astucieuse : une cabine d'expression libre. &#171; &lt;i&gt;Il s'agit&lt;/i&gt;, explique Peggy Hartmann, &lt;i&gt;de quatre planches, quatre murs, un endroit assez confin&#233; o&#249; une personne est invit&#233;e &#224; venir prendre la parole et exprimer ce qu'elle souhaite dire : un coup de gueule, sa col&#232;re, ses r&#234;ves, ses espoirs, un po&#232;me, une chanson, un message, une annonce.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Espace de libert&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'exercice est un v&#233;ritable espace de libert&#233; o&#249; chacun est invit&#233; &#224; prendre la parole, dans les limites de la biens&#233;ance. Les r&#233;actions recueillies sont h&#233;t&#233;rog&#232;nes et offrent un regard doux-amer sur notre soci&#233;t&#233;. Les histoires s'encha&#238;nent mais ne se ressemblent pas, selon Peggy Hartman : &#171; &lt;i&gt;Une personne handicap&#233;e demande un acc&#232;s facilit&#233; &#224; l'emploi. Une petite fille demande que l'eau de la piscine soit plus chaude. Des personnes se battent pour leur quartier dont les immeubles vont &#234;tre transform&#233;s en bureaux. Des femmes lancent un appel aux femmes battues pour les encourager &#224; porter plainte.&lt;/i&gt; &#187; Parmi elles, Sarah Oussekine, participante et co-fondatrice de l'association Voix d'elles rebelles &#224; Saint Denis : &#171; &lt;i&gt;J'ai pouss&#233; un coup de gueule, car en accompagnant des femmes en difficult&#233;, je me suis aper&#231;ue qu'il y avait plein de dispositifs d'aide mais que tout ce beau monde avait &#233;t&#233; incapable d'aider une femme vuln&#233;rable, sourde, victime d'esclavage moderne !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Initiation &#224; la r&#233;alisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais les participants, parfois membres d'associations de soutien aux habitants des quartiers populaires, ne se contentent pas de raconter leur vie. Ils s'initient &#233;galement &#224; l'outil cin&#233;matographique, au montage et &#224; la prise de vue. Pour Eva Allouche, membre de l'association sarcelloise Du c&#244;t&#233; des femmes, il s'agit de &#171; &lt;i&gt;pouvoir faire ensuite (s)es propres films. Pouvoir enseigner &#224; (s)on tour aux femmes de l'association pour qu'elles puissent cr&#233;er leur propre moyen de communiquer.&lt;/i&gt; &#187; Les intervenants de Canal Marches, professionnels de l'audiovisuel pour la plupart, initient &#233;galement des jeunes &#224; la r&#233;alisation. &#171; &lt;i&gt;Ils connaissent ainsi les tenants, les aboutissants, l'&#233;thique qu'il faut avoir dans ce m&#233;tier pour ne pas trahir les personnes interview&#233;es&lt;/i&gt; &#187;, raconte Peggy Hartmann. Rendez-vous donc &#224; la Maison des m&#233;tallos pour d&#233;couvrir le travail au long cours, citoyen et militant, de Canal Marches.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En savoir plus :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;couvrez les vid&#233;os 100 messages d'habitant(e)s des quartiers populaires, r&#233;alis&#233;es par l'Universit&#233; populaire audiovisuelle (Upopa)
de Canal Marches du 9 au 13 mai &#224; la Maison des M&#233;tallos (94 rue
Jean-Pierre Timbaud. 75011 Paris). Au programme : projection, d&#233;bats,
rencontre avec Christophe Cordier et Corinne M&#233;lis, r&#233;alisateurs du documentaire &lt;i&gt;D'&#233;gal &#224; &#233;gales&lt;/i&gt; et participation libre &#224; la cabine vid&#233;o d'expression libre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour plus d'info : upopa.org&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ridan interpelle la R&#233;publique</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/Ridan-interpelle-la-Republique</link>
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		<dc:date>2012-05-15T15:14:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Bocand&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Ridan</dc:subject>

		<description>Au c&#339;ur de la pr&#233;sidentielle, Ridan sort son 4&#232;me album. Sur un ton plus r&#233;volt&#233; que dans les pr&#233;c&#233;dents, le chanteur fran&#231;ais se d&#233;voile dans Madame la R&#233;publique comme un citoyen pr&#233;occup&#233; par les politiques d'int&#233;gration. &#171; Madame la R&#233;publique fran&#231;aise aurais-je le droit de dire ce que j'en pense, si ce n'est pas le cas je le prendrai comme le devoir de ma conscience ! &#187; Nadir Kouidri, alias Ridan, donne avec cet extrait le ton de son nouvel album Madame la R&#233;publique, sorti &#224; quelques jours du premier (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au c&#339;ur de la pr&#233;sidentielle, Ridan sort son 4&#232;me album. Sur un ton plus r&#233;volt&#233; que dans les pr&#233;c&#233;dents, le chanteur fran&#231;ais se d&#233;voile dans Madame la R&#233;publique comme un citoyen pr&#233;occup&#233; par les politiques d'int&#233;gration.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Madame la R&#233;publique fran&#231;aise aurais-je le droit de dire ce que j'en pense, si ce n'est pas le cas je le prendrai comme le devoir de ma conscience !&lt;/i&gt; &#187; Nadir Kouidri, alias Ridan, donne avec cet extrait le ton de son nouvel album &lt;i&gt;Madame la R&#233;publique&lt;/i&gt;, sorti &#224; quelques jours du premier tour des &#233;lections pr&#233;sidentielles. A 37 ans, le chanteur fran&#231;ais, qui a fait ses d&#233;buts dans la production de chanteurs de rap, signe ici un album volontairement plus engag&#233; et politique. Discret au premier abord, celui qui se d&#233;crit en musique comme &#171; &lt;i&gt;le p'tit Arabe de la chanson fran&#231;aise / Qui chante la vie des autres dans la langue de Moli&#232;re&lt;/i&gt; &#187; [&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Le Syndrome du P'tit Beur &#187;, extrait de l'album Madame la R&#233;publique.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;] d&#233;bite avec entrain tout autant ses col&#232;res que ses espoirs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plus citoyen qu'artiste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Je me moque de mon image. Je ne veux pas que mon pays devienne facho tout simplement&lt;/i&gt; &#187;. Il s'invite dans la pr&#233;sidentielle avec une chanson contre le Front national et prend la Bastille aux c&#244;t&#233;s du candidat Jean-Luc M&#233;lenchon (Front de Gauche). D&#233;fendant &#233;galement en musique l'id&#233;e
d'une nouvelle R&#233;publique, Ridan se d&#233;fend d'&#234;tre r&#233;cup&#233;r&#233; politiquement : &#171; &lt;i&gt;Je suis simplement aujourd'hui plus citoyen qu'artiste. Je m'oppose aux candidats qui veulent faire croire qu'il y a un bouc &#233;missaire, qui racialise l'extr&#233;misme comme s'il n'&#233;tait pas de toutes les cultures.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un artiste engag&#233; en somme. &#171; &lt;i&gt;Toute cr&#233;ation est, selon moi, engag&#233;e. Je pose des questions : &#171; Est-ce qu'il y a une place pour la diversit&#233; sociale en France ?&lt;/i&gt; &#187; Ridan a grandi &#224; Chelles, les histoires d'exclusion, il en parlait d&#233;j&#224; dans ces trois premiers albums. Cette fois, c'est de mani&#232;re plus frontale : &#171; &lt;i&gt;C'est un cheminement. Mon premier album &#233;tait celui d'un citoyen qui se demande s'il doit faire le choix de sa vie ou celui de ses r&#234;ves. Le deuxi&#232;me explorait la confrontation de l'homme avec la difficult&#233; existentielle. Dans le 3&#232;me, c'est simplement l'acceptation de l'un et l'autre : on doit trouver un &#233;quilibre et accepter ce que l'on est.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Album ind&#233;pendant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au quotidien, il soutient ainsi des associations comme ACLEFEU. &#171; &lt;i&gt;La banlieue bouillonne d'id&#233;es. On les d&#233;truit en faisant un espace de toutes les peurs.&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;Votre R&#233;publique d'exclusion est une honte pour la nation tout comme celle d'int&#233;gration qui va c&#233;der sous la pression&lt;/i&gt; &#187; [&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Madame la R&#233;publique &#187;, extrait de l'album Madame la R&#233;publique.' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;] chante-t-il, en d&#233;non&#231;ant les politiques qui sous estimaient les r&#233;voltes sociales de 2005. Quant &#224; sa vie d'artiste, il l'imagine plus proche de ses pr&#233;occupations. Fini les majors. Il a enregistr&#233; ce nouvel album de mani&#232;re ind&#233;pendante et le vend &#224; &#171; &lt;i&gt;un prix citoyen&lt;/i&gt; &#187; : 8 euros. &#171; &lt;i&gt;J'essaie d'&#234;tre coh&#233;rent. Je ne pr&#244;ne pas le changement pour rouler en Rolls et faire deux galas de charit&#233; par an pour me donner bonne conscience.&lt;/i&gt; &#187; Pour Ridan, &#171; &lt;i&gt;l'art a un vrai r&#244;le &#224; jouer dans la conception d&#233;mocratique. La culture est primordiale pour l'hygi&#232;ne mentale.&lt;/i&gt; &#187; A quand l'engagement politique ? &#171; &lt;i&gt;L'engagement politique commence &#224; 18 ans avec le droit de vote. Ensuite, j'aspire &#224; ce que le pays change.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &#171; &lt;i&gt;Le Syndrome du P'tit Beur&lt;/i&gt; &#187;, extrait de l'album &lt;i&gt;Madame la R&#233;publique&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.afriscope.fr/#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;i&gt;&#171; Madame la R&#233;publique&lt;/i&gt; &#187;, extrait de l'album &lt;i&gt;Madame la R&#233;publique&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Disco express :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;2004 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Le R&#234;ve ou la vie&lt;/i&gt; (Sony Music) / &lt;strong&gt;2005 :&lt;/strong&gt; Prix de la R&#233;v&#233;lation aux Victoires de la musique / &lt;strong&gt;2007 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;L'Ange de mon d&#233;mon&lt;/i&gt; (Sony Music) / &lt;strong&gt;2009 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;L'un est l'autre&lt;/i&gt; (Sony Music) / &lt;strong&gt;avril 2012 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Madame la R&#233;publique&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>


<item xml:lang="fr">
		<title>L'Afrique fait sens en visant tous les sens</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/L-Afrique-fait-sens-en-visant-tous</link>
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		<dc:date>2012-05-15T15:14:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rald Arnaud</dc:creator>


		<dc:subject>Musique</dc:subject>
		<dc:subject>Festival</dc:subject>
		<dc:subject>L'Afrique dans tous les sens</dc:subject>

		<description>Gastronomique, intellectuel, ludique, musical et visuel, le festival parisien L'Afrique dans tous les sens jongle avec tous les arts. Pour sa 3e &#233;dition, il essaime dans le 93 et, parmi une quinzaine de pays, honore la Guin&#233;e, berceau de la civilisation mandingue. En 1960, l'an des ind&#233;pendances, sortait chez Pr&#233;sence Africaine un livre fondateur : Soundjata ou l'&#233;pop&#233;e du Mandingue. Pour la premi&#232;re fois, un &#233;pisode essentiel de l'histoire africaine &#233;tait racont&#233; selon la tradition orale, transmise (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Gastronomique, intellectuel, ludique, musical et visuel, le festival parisien L'Afrique dans tous les sens jongle avec tous les arts. Pour sa 3e &#233;dition, il essaime dans le 93 et, parmi une quinzaine de pays, honore
la Guin&#233;e, berceau de la civilisation mandingue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1960, l'an des ind&#233;pendances, sortait chez Pr&#233;sence Africaine un livre fondateur : &lt;i&gt;Soundjata ou l'&#233;pop&#233;e du Mandingue&lt;/i&gt;. Pour la premi&#232;re fois, un &#233;pisode essentiel de l'histoire africaine &#233;tait racont&#233; selon la tradition orale, transmise par les griots &#224; un jeune historien guin&#233;en. Djibril Tamsir Niane a aujourd'hui 80 ans. Il est le parrain du festival L'Afrique dans tous les sens, du
17 au 27 mai, qui honore son pays natal : la Guin&#233;e. Il y sera accueilli par son disciple, le dramaturge Suleymane Koly : belle occasion de rencontrer deux figures de cette culture, exemplaire par la fa&#231;on dont elle a toujours su &#233;voluer harmonieusement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La musique en h&#233;ritage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Soundjata Ke&#239;ta, h&#233;ritier du royaume mandingue (actuelle Guin&#233;e) fut le fondateur (au XIII&#176; si&#232;cle) de l'Empire du Mali. Il n'a gu&#232;re dur&#233;, mais sa culture et sa langue rayonnent encore au XXI&#176; si&#232;cle dans toute l'Afrique de l'ouest, gr&#226;ce aux djeli (griots) conteurs et musiciens qui appartiennent &#224; une douzaine de familles, dont les plus fameuses sont les Diabat&#233; et les Kouyat&#233;.
Le griot attitr&#233; de l'Empereur Soundjata &#233;tait un Kouyat&#233;, et 800 ans plus tard le festival en accueille deux h&#233;ritiers : Lamine, chanteur baryton de Casamance, virtuose de la kora (la harpe mandingue) et Kaabi, le digne fils de Kouyat&#233; Sory Kandia, g&#233;nial t&#233;nor qui enregistra l'&#233;pop&#233;e mandingue et enchanta l'Afrique jusqu'&#224; sa mort en 1977.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant aux Diabat&#233; (ou Dioubat&#233;) ils sont aussi bien repr&#233;sent&#233;s, avec Kand&#233;, superbe chanteuse qu'on a souvent &#233;cout&#233;e aux c&#244;t&#233;s de Mory Kant&#233; ou de Salif Keita ; et surtout avec Sekouba, le t&#233;nor charismatique, star incontest&#233;e de ce festival. Son surnom &#171; Bambino &#187; lui colle &#224; la peau. Il avait &#224; peine quinze ans quand le dictateur
S&#233;kou Tour&#233;, &#233;bloui par sa voix, exigea qu'il devienne le soliste du Bembeya Jazz de Guin&#233;e (seul survivant aujourd'hui parmi les big bands africains des ann&#233;es 1960). Sekouba Bambino est devenu ensuite le principal soliste du fameux groupe de salsa Africando.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;De la Guin&#233;e &#224; Madagascar&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la musique n'est plus une activit&#233; r&#233;serv&#233;e aux griots, leur influence continue d'enchanter par leur inimitable style vocal toute la culture de l'Afrique de l'ouest, celle du reggaeman Naby (n&#233; au S&#233;n&#233;gal de p&#232;re
guin&#233;en) comme celle de Reicha Souar&#233;, admiratrice de Miriam Makeba. C'est aussi le cas chez les Espoirs de Coronthie : ce groupe n&#233; dans les ann&#233;es 2000 a choisi de porter le nom de son quartier, l'un des plus pauvres de Conakry. Il chante les probl&#232;mes de la soci&#233;t&#233; urbaine en privil&#233;giant les instruments des griots : balafon, djemb&#233;, kora, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le festival accueille d'autre part des artistes importants venus d'autres pays comme l'Afrique du Sud (Sam Tshabalala), le B&#233;nin (Fafa Ruffino), Madagascar (Mikea), le Maroc (Aziz Sahmaoui), le S&#233;n&#233;gal (Habib Faye, Omar Pene, Tour&#233; Kunda), ou la RDC (Freddy Masamba, Papa No&#235;l). Les h&#233;ritiers transatlantiques du monde mandingue sont l&#224; aussi, comme le formidable tambourinaire guadeloup&#233;en Sonny Troup&#233;. M&#234;me la mode n'&#233;chappe pas &#224; la tradition mandingue, comme le prouve le guin&#233;o-s&#233;n&#233;galais Sadio-Bee, ap&#244;tre du &#171; mix-tissage &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans l'&#233;pop&#233;e de Soundjata, deux th&#232;mes reviennent : amiti&#233; et amour, entre les &#234;tres, entre les peuples.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O&#249; et quand ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Festival L'Afrique dans tous les sens, &#224; Paris et en Seine-Saint-Denis, du 17 au 27 mai 2012. &lt;strong&gt;lafriquedanstouslessens.com&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rayonnante Fleur de B&#233;ton</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/Rayonnante-Fleur-de-Beton</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.afriscope.fr/Rayonnante-Fleur-de-Beton</guid>
		<dc:date>2012-05-15T15:13:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alice Lefilleul</dc:creator>


		<dc:subject>Litt&#233;rature</dc:subject>
		<dc:subject>Wilfried N'Sond&#233;</dc:subject>

		<description>Le premier roman de Wilfried N'Sond&#233;, Le C&#339;ur des enfants l&#233;opards, l'avait r&#233;v&#233;l&#233; au grand public. Dans Fleur de B&#233;ton, cet &#233;crivain-musicien explore une nouvelle fois l'univers de la banlieue. Un roman d'apprentissage remarquable qui vient de para&#238;tre chez Actes Sud. Rosa Maria r&#234;ve, grandit, avance, se heurte &#224; la vie si dure de la cit&#233; imaginaire des 6000 en r&#233;gion parisienne o&#249; elle passe son adolescence. Rosa Maria, c'est l'h&#233;ro&#239;ne du dernier roman de Wilfried N'Sond&#233;. N&#233; au Congo, vivant &#224; Berlin (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le premier roman de Wilfried N'Sond&#233;, &lt;i&gt;Le C&#339;ur des enfants l&#233;opards&lt;/i&gt;, l'avait r&#233;v&#233;l&#233; au grand public. Dans &lt;i&gt;Fleur de B&#233;ton&lt;/i&gt;, cet &#233;crivain-musicien explore une nouvelle fois l'univers de la banlieue. Un roman d'apprentissage remarquable qui vient de para&#238;tre chez Actes Sud.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rosa Maria r&#234;ve, grandit, avance, se heurte &#224; la vie si dure de la cit&#233; imaginaire des 6000 en r&#233;gion parisienne o&#249; elle passe son adolescence. Rosa Maria, c'est l'h&#233;ro&#239;ne du dernier roman de Wilfried N'Sond&#233;. N&#233; au Congo, vivant &#224; Berlin depuis une dizaine d'ann&#233;es, ce musicien et chanteur est aussi l'auteur de trois livres dont le premier, &lt;i&gt;Le Coeur des enfants
l&#233;opards&lt;/i&gt;, s'est fait remarqu&#233; en remportant diff&#233;rents prix litt&#233;raires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre r&#234;ves et espoirs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On retrouve dans Fleur de b&#233;ton la langue cisel&#233;e de N'Sond&#233;. Les phrases sont belles et les mots justes pour d&#233;crire des personnages &#226;pres et leurs r&#233;alit&#233;s violentes. La jeune Rosa Maria est entour&#233;e de figures belles mais douloureuses. Mouloud, grand fr&#232;re par procuration qui ne sait quels mots poser sur son mal &#234;tre, Jason qu'elle aime comme on aime &#224; 15 ans &#8211; visc&#233;ralement et en secret, Marguerite dite Margarine qui vend sa beaut&#233; au fond des caves en r&#234;vant d'y &#233;chapper pour toujours. Il y a enfin la famille de Rosa Maria, exil&#233;e aux 6000 dans l'espoir bris&#233; d'y trouver une vie meilleure, et qui n'y r&#233;colte qu'amertume.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'h&#233;ro&#239;ne, fragile et solaire, traverse le roman comme elle traverse la vie : elle domine ceux qui voudraient l'&#233;craser, flottant loin au-dessus du marasme quotidien. Rosa Maria porte le deuil d'un grand fr&#232;re ador&#233; mort dans d'&#233;tranges circonstances. Elle n'aime pas le lyc&#233;e et va au Black Moove, boite clandestine install&#233;e dans une cave o&#249; se retrouvent les jeunes du quartier pour danser et lib&#233;rer leur envie de vivre. Le jour o&#249; la police d&#233;cide de fermer le club souterrain la jeunesse gronde et se d&#233;chaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Savoir dire non&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les habitants de la cit&#233; des 6000 prennent vie sous la plume de Wilfried N'Sond&#233;. Ce sont des personnages denses, d&#233;passant les clich&#233;s de violence souvent v&#233;hicul&#233;s par les m&#233;dias. L'&#233;crivain alterne sans cesse r&#233;alisme et r&#234;ve, en un va-et-vient entre ce que vivent ses personnages et
ce qu'ils projettent. Le r&#233;cit de Wilfried N'Sond&#233; est un roman d'apprentissage des temps modernes. Rosa Maria d&#233;couvre ce qu'est aimer, devenir une femme, perdre ceux qu'on aime. Mais elle apprend surtout &#224; dire non &#224; une vie dont elle ne veut pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Wilfried N'Sond&#233; :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1969 :&lt;/strong&gt; Naissance au Congo avant de grandir en France puis de s'installer &#224; Berlin. / &lt;strong&gt;1977 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Le Coeur des enfants-l&#233;opards&lt;/i&gt; (Actes
Sud), laur&#233;at du Prix des cinq continents de la Francophonie et du Prix Senghor de la cr&#233;ation litt&#233;raire. / &lt;strong&gt;2010 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Le Silence des esprits&lt;/i&gt; (Actes Sud) / &lt;strong&gt;Mai 2012 :&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Fleur de B&#233;ton&lt;/i&gt; (Actes Sud).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rencontres d'Arles : l'Afrique en lice pour le prix D&#233;couverte</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/Rencontres-d-Arles-l-Afrique-en</link>
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		<dc:date>2012-05-15T15:12:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Afriscope</dc:creator>



		<description>Les Rencontres photographiques d'Arles f&#234;tent, du 2 juillet au 23 septembre, les 30 ans de l'&#233;cole Nationale Sup&#233;rieure de la Photographie (ENSP). A cette occasion, ce sont les directeurs de grandes &#233;coles de la photographie dans le monde qui ont nomin&#233; les laur&#233;ats du prix D&#233;couverte. En lice, quatre photographes africains : Sammy Baloji, Hasan et Husain Essop, Zanele Muholi. Quatre photographes africains concourent au prestigieux prix des Rencontres photographiques d'Arles : le Prix D&#233;couverte. (...)

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/-Photo,22-" rel="directory"&gt;Photo&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les Rencontres photographiques d'Arles f&#234;tent, du 2 juillet au 23 septembre, les 30 ans de l'&#233;cole Nationale Sup&#233;rieure de la Photographie (ENSP). A cette occasion, ce sont les directeurs de grandes &#233;coles de la photographie dans le monde qui ont nomin&#233; les laur&#233;ats du prix D&#233;couverte. En lice, quatre photographes africains : Sammy Baloji, Hasan et Husain Essop, Zanele Muholi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quatre photographes africains concourent au prestigieux prix des Rencontres photographiques d'Arles : le Prix D&#233;couverte. Celui-ci r&#233;compense un photographe dont le travail a &#233;t&#233; r&#233;cemment d&#233;couvert ou m&#233;rite de l'&#234;tre. En lice pour d&#233;crocher le pr&#233;cieux pactole de 25 000 euros, le congolais Sammy Baloji, les fr&#232;res jumeaux Hasan et Husain Essop, et Zanele Muholi, tous trois originaires d'Afrique du sud.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces quatre artistes doivent leur nomination au directeur de l'&#233;cole de photographie de Johannesburg : le Market Photo Workshop. John Fleetwood fait en effet partie du panel international choisi pour ce prix &#224; l'occasion des trente ans de l'&#233;cole Nationale Sup&#233;rieure de Photographie d'Arles. Le directeur sud-africain est notamment connu pour avoir initi&#233; l'unique cursus de formation de photographie documentaire en Afrique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des photos de soci&#233;t&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce n'est donc pas un hasard si les quatre artistes s&#233;lectionn&#233;s pour les
Rencontres d'Arles se d&#233;marquent par des sujets de soci&#233;t&#233; avec une approche documentaire. Sammy Baloji, originaire de Lubumbashi en R&#233;publique D&#233;mocratique du Congo a d&#233;but&#233; par la bande dessin&#233;e avant de se tourner vers la photographie. Depuis, il travaille sur l'h&#233;ritage culturel, industriel et architectural de sa r&#233;gion, le Katanga. Il pr&#233;sente &#224; Arles une s&#233;rie, intitul&#233;e &#171; &lt;i&gt;Kolwezi&lt;/i&gt; &#187; o&#249; il documente l'extraction mini&#232;re artisanale et &#171; &lt;i&gt;montre ainsi le portrait d'une &#233;conomie globalis&#233;e&lt;/i&gt; &#187; selon John Fleetwood.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;galement nomin&#233;e, Zanele Muholi, photographe sud-africaine, est dipl&#244;m&#233;e du Market Photo Workshop. &#171; &lt;i&gt;Mon travail est une exploration qui vise &#224; cr&#233;er, tracer les contours, prot&#233;ger l'histoire visuelle des lesbiennes et queer noir-africains apr&#232;s l'Apartheid, en Afrique du Sud&lt;/i&gt; &#187; explique cette artiste militante &#224; propos de sa s&#233;rie pr&#233;sent&#233;e au Prix D&#233;couverte &#171; &lt;i&gt;So they have eyes to see&lt;/i&gt; &#187;. Elle fait un inventaire de cette diversit&#233;, refusant l'ignorance et d&#233;fiant toute repr&#233;sentation trop restrictive que l'on pourrait avoir de &#171; l'autre &#187; ajoute Fleetwood.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant aux fr&#232;res jumeaux sud-africains Hasan et Husain Essop, n&#233;s en 1985, ils questionnent, dans leur s&#233;rie &#171; &lt;i&gt;Power play, Halaal art&lt;/i&gt; &#187;, le r&#244;le de l'individu dans la soci&#233;t&#233; et, la place de la religion musulmane au sein de soci&#233;t&#233;s de consommation occidentale. Il faudra attendre la soir&#233;e du 6 juillet pour conna&#238;tre le laur&#233;at 2012 du Prix D&#233;couverte. Sammy Baloji, Zanele Muholi et Hasan et Husain Essop succ&#232;deront-ils &#224; Pieter Hugo, autre photographe sud-africain prim&#233; en 2008 ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O&#249; et quand ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A travers une soixantaine d'expositions, cette 43e &#233;dition des Rencontres d'Arles promeut encore une fois la photographie contemporaine. Festival de r&#233;f&#233;rence d'envergure internationale, l'&#233;dition 2011 a rassembl&#233; pr&#232;s de 84000 visiteurs. D&#233;couvrez les expositions des photographes nomin&#233;s au Prix D&#233;couverte, du 2 juillet au 23 septembre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus d'info sur : rencontres-arles.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jokali, des sacs tout en musique !</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/Jokali-des-sacs-tout-en-musique</link>
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		<dc:date>2012-05-15T15:12:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne Bocand&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Mode</dc:subject>
		<dc:subject>Kalilou Camara</dc:subject>

		<description>Avec ses sacs personnalis&#233;s &#224; partir de vinyles, Kalilou Camara a cr&#233;&#233; sa marque en 2009 : Jokali. Surfant sur la vague vintage et &#233;quitable, il d&#233;veloppe ses cr&#233;ations entre Montreuil et Bamako. Rencontre avec un passionn&#233; de la d&#233;brouille. Rien ne le pr&#233;destinait &#224; la mode si ce n'est une perp&#233;tuelle envie de cr&#233;er et de se d&#233;passer. De son enfance au Mali Kalilou Camara raconte : &#171; Je cr&#233;ais toute sorte d'objets &#224; partir de ce que je r&#233;cup&#233;rais dans la rue &#187;. D&#233;j&#224; des &#171; oeuvres d'art &#187; vendues pendant (...)

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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/+-Kalilou-Camara-+" rel="tag"&gt;Kalilou Camara&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec ses sacs personnalis&#233;s &#224; partir de vinyles, Kalilou Camara a cr&#233;&#233; sa marque en 2009 : Jokali. Surfant sur la vague vintage et &#233;quitable, il d&#233;veloppe ses cr&#233;ations entre Montreuil et Bamako. Rencontre avec
un passionn&#233; de la d&#233;brouille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rien ne le pr&#233;destinait &#224; la mode si ce n'est une perp&#233;tuelle envie de cr&#233;er et de se d&#233;passer. De son enfance au Mali Kalilou Camara raconte : &#171; &lt;i&gt;Je cr&#233;ais toute sorte d'objets &#224; partir de ce que je r&#233;cup&#233;rais dans la rue&lt;/i&gt; &#187;. D&#233;j&#224; des &#171; oeuvres d'art &#187; vendues pendant le Paris-Dakar : &#171; &lt;i&gt;le Paris-Dakar, c'&#233;tait le p&#232;re No&#235;l pour nous. Certains payaient 100 francs pour une voiture en canette.&lt;/i&gt; &#187;. A 15 ans, il quitte Kayes pour rejoindre son p&#232;re en France. &#171; &lt;i&gt;J'ai v&#233;cu avec lui, deux ans, dans un foyer de travailleurs migrants de Montreuil.&lt;/i&gt; &#187;. D&#233;termin&#233; &#224; poursuivre des &#233;tudes en m&#233;canique, Kalilou devra pourtant abandonner son cursus, faute de r&#233;gularisation. Un garage accepte toutefois de l'employer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des voitures aux sacs vintage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des voitures miniatures, cet autodidacte s'attaque donc aux &#171; vraies &#187; sans pour autant d&#233;laisser l'univers de la cr&#233;ation. &#171; &lt;i&gt;Un jour, j'ai vu une &#233;mission sur un homme qui faisait des avions miniatures. J'ai dit &#224; mes amis : je peux faire mieux que &#231;a !&lt;/i&gt; &#187; Une fois le d&#233;fi lanc&#233;, il r&#233;alise un avion &#224; partir de cintres puis en 2001, &#224; l'heure de l'effondrement des Twins Towers aux Etats-Unis, il construit un avion avec des journaux du monde entier relatant l'&#233;v&#232;nement. La presse s'en fait l'&#233;cho.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kalilou commence discr&#232;tement &#224; cr&#233;er son style, son identit&#233; de cr&#233;ateur. Il est rep&#233;r&#233; par la Mairie de Montreuil qui l'invite &#224; exposer. Mais Kalilou a des r&#234;ves plus grands. La mode &#171; sap &#187; l'int&#233;resse de plus en plus. Les sacs en canettes constituent ses premi&#232;res cr&#233;ations en la mati&#232;re. En 2009, il cr&#233;e sa marque : Jokali, avec le vinyle comme signature. Les premiers sacs sont en cuir. &#171; Travailler le cuir et le vinyle est une mani&#232;re de toucher le plus de monde possible &#187;. Coup de chance ou du destin : le vintage revient &#224; la mode. Les clients &#171; de
toutes g&#233;n&#233;rations &#187; s'int&#233;ressent &#224; ses sacs, choisissent leurs vinyles. Le rock des ann&#233;es 70 et le reggae ont le vent en poupe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Commerce &#233;quitable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parce que le business de la mode se d&#233;finit, pour le moment, en Occident, Jokali garde un pied en France mais l'autre bien implant&#233; au Mali. Une dizaine de personnes travaillent pour sa marque &#224; Bamako. Aux questions soulev&#233;es sur le co&#251;t de la main d'oeuvre et des mati&#232;res premi&#232;res, il r&#233;torque : &#171; Je veux contribuer &#224; l'emploi dans mon pays. Mes artisans sont bien pay&#233;s. Nous utilisons du cuir souple que l'on trouve l&#224;-bas et des teintures de pigments naturels &#187;. Des crit&#232;res qui assurent la distribution de ses produits dans des boutiques attach&#233;es &#224; l'&#233;thique.
Pour le moment, les retours sur investissement restent fragiles. Il se rallie &#224; des collectifs tel que Hautlesarts qui s'att&#232;le &#224; rechercher des lieux d'exposition &#224; moindre co&#251;t. Une visibilit&#233; en expansion avec des magasins &#224; Paris et d&#232;s le 6 juin &#224; Marseille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et en Afrique ? &#171; &lt;i&gt;Le probl&#232;me : le vinyle ne supporte pas les grandes chaleurs. Sur le grand continent, j'aimerai qu'il devienne un produit du soir en l'adaptant avec des accessoires&lt;/i&gt; &#187;. Des projets plein la t&#234;te, Kalilou pense d&#233;j&#224; &#224; une ligne de v&#234;tements. Dans tous les cas, ce qui l'anime profond&#233;ment : &#171; &lt;i&gt;Montrer &#224; travers mes cr&#233;ations l'Afrique qui cr&#233;e, l'Afrique en mouvement, l'Afrique ouverte sur le monde&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O&#249; trouver les sacs Jokali ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Retrouvez l'adresse de son atelier et des magasins sur jokali.fr&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Afriscope 26 en fran&#231;ais facile (cahier 12)</title>
		<link>http://www.afriscope.fr/Afriscope-26-en-francais-facile</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Afriscope</dc:creator>



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&lt;a href="http://www.afriscope.fr/-Francais-facile-" rel="directory"&gt;Fran&#231;ais facile&lt;/a&gt;


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